"Le redressement de la demande de crédit tarde à venir. L'an dernier, quelques indices ont donné à penser que cette demande de crédit allait reprendre, mais nous constatons aujourd'hui, pour le deuxième trimestre consécutif, une évolution à la baisse", a commenté Michel Vermaerke, l'administrateur délégué de Febelfin, selon qui "l'amélioration de la conjoncture économique et les taux d'intérêt très avantageux ne parviennent pour l'instant pas à relancer la demande de crédit".

La fédération du secteur financier note toutefois une stabilisation de la production de crédits et une progression en termes de montants octroyés (+3,4%), s'expliquant par l'assouplissement des conditions de crédit et par l'évolution à la baisse du degré de refus, "qui a atteint son plus bas niveau historique au cours du premier trimestre."

Par ailleurs, l'encours des crédits aux entreprises a atteint son niveau le plus élevé en janvier dernier, avec 130,8 milliards d'euros. Au cours des mois suivants, cet encours s'est à nouveau légèrement contracté, le premier trimestre se soldant finalement sur un encours d'un peu plus de 130 milliards d'euros (-2,9% par rapport à l'année précédente), précise enfin la fédération.