Le Financial Times a rendu publique une note interne de la Commission à l'attention des agences et des administrations européennes sur le risque à signer un contrat avec des sociétés d'un pays qui sort de l'Union européenne. Ces contrats doivent tenir compte non seulement de la date du début du contrat, mais aussi " de la durée du contrat. " La participation au projet du système de navigation Galileo fait partie des dossiers concernés. Les contrats qui courent au-delà de la date fatidique du B...

Le Financial Times a rendu publique une note interne de la Commission à l'attention des agences et des administrations européennes sur le risque à signer un contrat avec des sociétés d'un pays qui sort de l'Union européenne. Ces contrats doivent tenir compte non seulement de la date du début du contrat, mais aussi " de la durée du contrat. " La participation au projet du système de navigation Galileo fait partie des dossiers concernés. Les contrats qui courent au-delà de la date fatidique du Brexit pourraient être annulés sans pénalités. Fâcheux, au moment où des sociétés britanniques espèrent remporter 400 millions d'euros de contrats ! La Grande-Bretagne reste pourtant membre à part entière de l'Union jusqu'en mars 2019. D'ici là, le climat pourrait être fort tendu. Déjà, le souhait de Teresa May de tout négocier en même temps - frais de rupture et nouvelles relations post-Brexit - a été rejeté. La Commission, le Conseil et le Parlement européens ont fixé une feuille de route dure suivant laquelle la négociation débutera par le coût du départ - évalué entre 60 et 70 milliards d'euros et payable en euros - qui correspond aux engagements de la Grande-Bretagne dans divers programmes courant au-delà de 2019 (plan Juncker, pensions des fonctionnaires, aides aux agriculteurs, aux régions, etc.) et au coût du déménagement des deux agences basées à Londres, l'Autorité bancaire européenne et l'Agence européenne du médicament. La discussion sur les relations commerciales, prioritaire pour les Britanniques, ne viendra qu'ensuite. Tous les pays de l'Union n'ont pas intérêt à un excès de fermeté. Plusieurs pays, dont la France ou la Belgique, ont une balance commerciale excédentaire avec le Royaume-Uni. D'où la position de Geert Bourgeois, le ministre-président de la Région flamande, qui soutenait la demande de Theresa May pour une négociation globale. Près de la moitié de l'activité du port de Zeebrugge est liée à la Grande-Bretagne. L'argument est peu entendu car la crainte est grande qu'un accord conciliant n'encourage d'autres sorties de l'Union européenne. La fermeté pourrait toutefois être adoucie pour préserver le sort des 3 millions de " Continentaux " habitant outre-Manche qui devront obtenir un permis de résidence permanent, nécessaire après le Brexit. Débordé, le Home Office dissuade les demandes actuelles, proposant de prévenir les candidats par e-mail, une fois les règles et les procédures redéfinies. Laissant les Continentaux dans le brouillard.