Cette mesure fait partie d'un plan de sauvetage plus vaste, qui prévoit aussi une garantie d'État sur un prêt de 3 milliards d'euros, que Berlin prévoit d'accorder à la compagnie dans le cadre d'un régime d'aide déjà approuvé par la Commission en mars, explique l'exécutif européen dans un communiqué. Le plan d'aide allemand, qui porte donc sur un total de 9 milliards d'euros, prévoit le retour à hauteur de 20% de l'Etat dans le capital de Lufthansa, plongée comme l'ensemble du secteur dans une crise sans précédent. Il doit être soumis ce jeudi au vote des actionnaires de l'entreprise, réunis en assemblée générale. "Cette aide substantielle" est "assortie de conditions, notamment pour garantir que l'État soit suffisamment rémunéré, et de mesures supplémentaires pour limiter les distorsions de concurrence", souligne la vice-présidente de la Commission, Magrethe Vestager, citée dans le communiqué. "En particulier, Lufthansa s'est engagée à mettre à disposition des créneaux horaires (...) dans ses aéroports pivots de Francfort et de Munich", où la compagnie "dispose d'un pouvoir de marché important", a-t-elle ajouté. Cette condition doit donner "aux transporteurs concurrents la possibilité de pénétrer sur ces marchés, garantissant des prix équitables et un choix accru pour les consommateurs européens". Même en bénéficiant de l'aide publique, les prochaines années s'annoncent compliquées pour Lufthansa. Le redémarrage ne sera que très progressif: en septembre, le groupe prévoit une offre toujours inférieure de 60% à la normale. A terme, le groupe aura une centaine d'avions de moins sur ses 763 d'avant la crise, qui a cloué au sol la quasi-totalité de la flotte pendant près de deux mois. Pour s'adapter à cette baisse prolongée, Lufthansa compte déjà supprimer 22.000 emplois équivalent plein temps, soit 16% des effectifs mondiaux, dont la moitié en Allemagne. (Belga)

Cette mesure fait partie d'un plan de sauvetage plus vaste, qui prévoit aussi une garantie d'État sur un prêt de 3 milliards d'euros, que Berlin prévoit d'accorder à la compagnie dans le cadre d'un régime d'aide déjà approuvé par la Commission en mars, explique l'exécutif européen dans un communiqué. Le plan d'aide allemand, qui porte donc sur un total de 9 milliards d'euros, prévoit le retour à hauteur de 20% de l'Etat dans le capital de Lufthansa, plongée comme l'ensemble du secteur dans une crise sans précédent. Il doit être soumis ce jeudi au vote des actionnaires de l'entreprise, réunis en assemblée générale. "Cette aide substantielle" est "assortie de conditions, notamment pour garantir que l'État soit suffisamment rémunéré, et de mesures supplémentaires pour limiter les distorsions de concurrence", souligne la vice-présidente de la Commission, Magrethe Vestager, citée dans le communiqué. "En particulier, Lufthansa s'est engagée à mettre à disposition des créneaux horaires (...) dans ses aéroports pivots de Francfort et de Munich", où la compagnie "dispose d'un pouvoir de marché important", a-t-elle ajouté. Cette condition doit donner "aux transporteurs concurrents la possibilité de pénétrer sur ces marchés, garantissant des prix équitables et un choix accru pour les consommateurs européens". Même en bénéficiant de l'aide publique, les prochaines années s'annoncent compliquées pour Lufthansa. Le redémarrage ne sera que très progressif: en septembre, le groupe prévoit une offre toujours inférieure de 60% à la normale. A terme, le groupe aura une centaine d'avions de moins sur ses 763 d'avant la crise, qui a cloué au sol la quasi-totalité de la flotte pendant près de deux mois. Pour s'adapter à cette baisse prolongée, Lufthansa compte déjà supprimer 22.000 emplois équivalent plein temps, soit 16% des effectifs mondiaux, dont la moitié en Allemagne. (Belga)