Si les pratiques anticoncurrentielles sont avérées, il pourrait s'agir de violations du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE). La Commission craint que la multinationale basée aux États-Unis ait volontairement entravé les flux commerciaux à l'intérieur même du marché unique, "entraînant in fine une hausse de prix pour les consommateurs", explique la commissaire chargée de la politique de concurrence, Margrethe Vestager. Or, sans entraves, "le commerce au sein du marché intérieur peut faire baisser les prix et augmenter la variété des produits offerts dans les États membres", au bénéfice justement des consommateurs. Via des accords avec les négociants, Mondelez aurait par exemple limité pour certains les territoires de vente de ses produits au sein de l'UE. L'entreprise pourrait aussi avoir essayé de réduire le "commerce parallèle", via lequel les commerçants peuvent acheter les produits moins cher dans un État membre pour les revendre ailleurs dans l'UE. Le groupe aurait joué sur le prix, la langue de l'emballage ou encore la quantité fournie, pour éviter que ces flux intra-européens ne tirent vers le bas le prix final de ses biscuits, chocolats et cafés, dans les États membres où le coût de la vie est plus élevé. La Commission s'intéresse déjà depuis un certain temps à ces potentielles pratiques illégales, et indique avoir mené des inspections inopinées dans les locaux de Mondelez en novembre 2019. (Belga)

Si les pratiques anticoncurrentielles sont avérées, il pourrait s'agir de violations du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE). La Commission craint que la multinationale basée aux États-Unis ait volontairement entravé les flux commerciaux à l'intérieur même du marché unique, "entraînant in fine une hausse de prix pour les consommateurs", explique la commissaire chargée de la politique de concurrence, Margrethe Vestager. Or, sans entraves, "le commerce au sein du marché intérieur peut faire baisser les prix et augmenter la variété des produits offerts dans les États membres", au bénéfice justement des consommateurs. Via des accords avec les négociants, Mondelez aurait par exemple limité pour certains les territoires de vente de ses produits au sein de l'UE. L'entreprise pourrait aussi avoir essayé de réduire le "commerce parallèle", via lequel les commerçants peuvent acheter les produits moins cher dans un État membre pour les revendre ailleurs dans l'UE. Le groupe aurait joué sur le prix, la langue de l'emballage ou encore la quantité fournie, pour éviter que ces flux intra-européens ne tirent vers le bas le prix final de ses biscuits, chocolats et cafés, dans les États membres où le coût de la vie est plus élevé. La Commission s'intéresse déjà depuis un certain temps à ces potentielles pratiques illégales, et indique avoir mené des inspections inopinées dans les locaux de Mondelez en novembre 2019. (Belga)