Le principe des sociétés de compensation est le suivant: il est le fruit d'une alliance entre des acteurs de la fraude sociale dans le bâtiment et ceux de domaines plus classiques de la criminalité comme par exemple le trafic de stupéfiants. Ces derniers disposent en masse de cash à blanchir d'urgence. Les premiers disposent du moyen de les blanchir. C'est une forme d'accord "win-win" qui est ainsi scellé, une double criminalité. L'an passé, 223 millions d'euros de transactions douteuses ont été repérées sur 144 dossiers renvoyés aux autorités judiciaires. En 2018, le montant s'élevait à 198 millions d'opérations suspectes sur 121 dossiers renvoyés vers la justice. Ces chiffres sont un indicateur clair de la progression d'un phénomène criminel de cette technique de la compensation, poursuit l'instance chargée de repérer les mouvements d'argent douteux. Il y a de fortes chances que ces sommes ne soient que la partie émergée de l'iceberg, la Ctif pouvant toujours passer à côté d'autres transactions. "Le phénomène ne diminue pas, au contraire, il augmente légèrement", constate une source à la Ctif. C'est en grande majorité à Bruxelles que le phénomène se déroule car les délinquants savent bien que la justice y est désarmée, notamment le tribunal de l'entreprise qui doit faire face à un nombre important de radiations de société. (Belga)

Le principe des sociétés de compensation est le suivant: il est le fruit d'une alliance entre des acteurs de la fraude sociale dans le bâtiment et ceux de domaines plus classiques de la criminalité comme par exemple le trafic de stupéfiants. Ces derniers disposent en masse de cash à blanchir d'urgence. Les premiers disposent du moyen de les blanchir. C'est une forme d'accord "win-win" qui est ainsi scellé, une double criminalité. L'an passé, 223 millions d'euros de transactions douteuses ont été repérées sur 144 dossiers renvoyés aux autorités judiciaires. En 2018, le montant s'élevait à 198 millions d'opérations suspectes sur 121 dossiers renvoyés vers la justice. Ces chiffres sont un indicateur clair de la progression d'un phénomène criminel de cette technique de la compensation, poursuit l'instance chargée de repérer les mouvements d'argent douteux. Il y a de fortes chances que ces sommes ne soient que la partie émergée de l'iceberg, la Ctif pouvant toujours passer à côté d'autres transactions. "Le phénomène ne diminue pas, au contraire, il augmente légèrement", constate une source à la Ctif. C'est en grande majorité à Bruxelles que le phénomène se déroule car les délinquants savent bien que la justice y est désarmée, notamment le tribunal de l'entreprise qui doit faire face à un nombre important de radiations de société. (Belga)