Les cours du pétrole se sont effondrés lundi et subissaient leur chute la plus sévère depuis la guerre du Golfe en 1991 après l'échec des discussions entre la Russie et l'Arabie saoudite au sein de l'Opep+, conduisant cette dernière à lancer une guerre des prix du brut. Après avoir dégringolé de 30% en Asie tôt lundi au point de tomber au plus bas en quatre ans, les prix du brut ont un peu limité la casse avec -20% dans les échanges européens. Cette chute va se matérialiser dans les prix que le Belge paie pour les produits pétroliers, mais pas entièrement. Pour le mazout de chauffage, plus de la moitié du prix final est déterminée par le prix du pétrole sortant de la raffinerie, le reste se composant des taxes, cotisations et coûts de distribution. Mais pour le diesel et l'essence, la composante énergie (le pétrole) représente moins d'un tiers du prix final, surtout composé des accises et cotisations diverses (pour la gestion des stocks stratégiques, l'assainissement des sols, le fonds social). Depuis plusieurs semaines, le prix du mazout de chauffage est en recul. "Début d'année, un litre de mazout pour une livraison à partir de 2.000 litres coûtait encore 70 centimes. A partir de demain, ce sera 50,65 eurocent le litre (...). La différence par commande s'élève donc à près de 400 euros", souligne-t-on à la Brafco. Le prix du mazout de chauffage est au plus bas depuis juillet 2017. Selon la fédération des négociants, le nombre de commandes a augmenté la semaine dernière et cela devrait se poursuivre. Pour les grossistes, les choses ne se présentent pas forcément aussi bien. Les grossistes qui ont encore des stocks doivent en effet maintenant vendre leur mazout à perte, souligne-t-on. A cela s'ajoute un hiver relativement doux. Les prix du diesel et de l'essence devraient aussi baisser ces prochains jours. Le prix du diesel est au plus bas en près de deux ans alors que l'essence 95ron n'avait plus été si bon marché depuis plus d'un an. (Belga)

Les cours du pétrole se sont effondrés lundi et subissaient leur chute la plus sévère depuis la guerre du Golfe en 1991 après l'échec des discussions entre la Russie et l'Arabie saoudite au sein de l'Opep+, conduisant cette dernière à lancer une guerre des prix du brut. Après avoir dégringolé de 30% en Asie tôt lundi au point de tomber au plus bas en quatre ans, les prix du brut ont un peu limité la casse avec -20% dans les échanges européens. Cette chute va se matérialiser dans les prix que le Belge paie pour les produits pétroliers, mais pas entièrement. Pour le mazout de chauffage, plus de la moitié du prix final est déterminée par le prix du pétrole sortant de la raffinerie, le reste se composant des taxes, cotisations et coûts de distribution. Mais pour le diesel et l'essence, la composante énergie (le pétrole) représente moins d'un tiers du prix final, surtout composé des accises et cotisations diverses (pour la gestion des stocks stratégiques, l'assainissement des sols, le fonds social). Depuis plusieurs semaines, le prix du mazout de chauffage est en recul. "Début d'année, un litre de mazout pour une livraison à partir de 2.000 litres coûtait encore 70 centimes. A partir de demain, ce sera 50,65 eurocent le litre (...). La différence par commande s'élève donc à près de 400 euros", souligne-t-on à la Brafco. Le prix du mazout de chauffage est au plus bas depuis juillet 2017. Selon la fédération des négociants, le nombre de commandes a augmenté la semaine dernière et cela devrait se poursuivre. Pour les grossistes, les choses ne se présentent pas forcément aussi bien. Les grossistes qui ont encore des stocks doivent en effet maintenant vendre leur mazout à perte, souligne-t-on. A cela s'ajoute un hiver relativement doux. Les prix du diesel et de l'essence devraient aussi baisser ces prochains jours. Le prix du diesel est au plus bas en près de deux ans alors que l'essence 95ron n'avait plus été si bon marché depuis plus d'un an. (Belga)