La banane "low cost" a fortement progressé en Belgique, passant de 7,7% de part de marché en 2016 à 27,5% l'année dernière. Aujourd'hui, un kilo de bananes en provenance d'Amérique latine coûte moins cher qu'un kilo de pommes belges, constate Fairtrade Belgium.

"Ça pose question, car les agriculteurs belges ont aussi besoin d'un meilleur prix pour leurs produits", ajoute Nicolas Lambert, directeur de l'organisation. Cette banane "discount" exerce une pression sur le prix moyen, lui aussi en nette diminution, alors que les coûts de production augmentent chaque année.

"Le problème, c'est que lorsque le prix des bananes est très bas, il est impossible de couvrir tous les coûts", poursuit Fairtrade Belgium. "La banane bon marché a pourtant un coût bien réel qui doit, inévitablement, être porté. Souvent, ce sont les communautés de producteurs et l'environnement qui en paient le prix fort." Une épidémie de fusariose, un champignon mortel pour les bananiers déclaré dans deux plantations colombiennes cet été, menace par ailleurs les producteurs.