"Je continuerai de dire que c'est temporaire, même si je ne veux pas dire que c'est juste une question d'un mois ou deux", a déclaré Janet Yellen sur CNN depuis Rome où elle participe à une réunion du G20 Finances. Elle a relevé que "les taux d'inflation mensuels quoique substantiels, ont considérablement diminué par rapport à ce qu'ils étaient il y a seulement quatre ou cinq mois". Selon elle, la hausse des prix est directement liée à la pandémie qui perturbe l'activité économique. "Cela a créé une énorme demande de semi-conducteurs", entre autres, et "augmenté les goulots d'étranglement", a-t-elle ajouté. Selon elle, les hausses de prix "vont se normaliser" et baisser sur une base mensuelle "d'ici la deuxième moitié de l'année" prochaine. "Les taux annuels d'inflation seront en baisse pour revenir vers leur niveau normal, c'est-à-dire autour de 2%", à cet horizon également, a-t-elle ajouté. Elle a par ailleurs écarté la possibilité que les plans d'investissements de Biden, en cours de négociations au Congrès, puissent à l'avenir alimenter l'inflation. "Je ne pense pas du tout que ces investissements vont faire monter l'inflation", a-t-elle déclaré sur CNBC, arguant que ces plans de quelque 3.000 milliards de dollars seraient notamment financés par des hausses d'impôts sur les entreprises. De plus, les dépenses vont se produire "lentement au cours d'une décennie, contrairement au plan de sauvetage américain (de 1.900 milliards de dollars, ndrl), qui tentait de faire face à l'impact de la pandémie et impliquait beaucoup de dépenses en peu de temps", a-t-elle fait valoir. Elle a enfin souligné que ces plans allaient augmenter le potentiel de croissance de l'économie américaine, le potentiel d'offre de l'économie, "qui tend à faire baisser l'inflation et non à la faire augmenter". Enfin, elle a indiqué que "pour de nombreuses familles américaines confrontées à l'inflation, notamment des prix de l'essence", le plan de mesures sociales leur permettra au contraire d'abaisser des coûts plus importants, comme les soins de santé ou les frais de garde d'enfants. "En ce sens, c'est anti-inflationniste", a-t-elle conclu. En septembre, sur un an, l'inflation a de nouveau accéléré à 4,4%, selon l'indice PCE publié vendredi. (Belga)

"Je continuerai de dire que c'est temporaire, même si je ne veux pas dire que c'est juste une question d'un mois ou deux", a déclaré Janet Yellen sur CNN depuis Rome où elle participe à une réunion du G20 Finances. Elle a relevé que "les taux d'inflation mensuels quoique substantiels, ont considérablement diminué par rapport à ce qu'ils étaient il y a seulement quatre ou cinq mois". Selon elle, la hausse des prix est directement liée à la pandémie qui perturbe l'activité économique. "Cela a créé une énorme demande de semi-conducteurs", entre autres, et "augmenté les goulots d'étranglement", a-t-elle ajouté. Selon elle, les hausses de prix "vont se normaliser" et baisser sur une base mensuelle "d'ici la deuxième moitié de l'année" prochaine. "Les taux annuels d'inflation seront en baisse pour revenir vers leur niveau normal, c'est-à-dire autour de 2%", à cet horizon également, a-t-elle ajouté. Elle a par ailleurs écarté la possibilité que les plans d'investissements de Biden, en cours de négociations au Congrès, puissent à l'avenir alimenter l'inflation. "Je ne pense pas du tout que ces investissements vont faire monter l'inflation", a-t-elle déclaré sur CNBC, arguant que ces plans de quelque 3.000 milliards de dollars seraient notamment financés par des hausses d'impôts sur les entreprises. De plus, les dépenses vont se produire "lentement au cours d'une décennie, contrairement au plan de sauvetage américain (de 1.900 milliards de dollars, ndrl), qui tentait de faire face à l'impact de la pandémie et impliquait beaucoup de dépenses en peu de temps", a-t-elle fait valoir. Elle a enfin souligné que ces plans allaient augmenter le potentiel de croissance de l'économie américaine, le potentiel d'offre de l'économie, "qui tend à faire baisser l'inflation et non à la faire augmenter". Enfin, elle a indiqué que "pour de nombreuses familles américaines confrontées à l'inflation, notamment des prix de l'essence", le plan de mesures sociales leur permettra au contraire d'abaisser des coûts plus importants, comme les soins de santé ou les frais de garde d'enfants. "En ce sens, c'est anti-inflationniste", a-t-elle conclu. En septembre, sur un an, l'inflation a de nouveau accéléré à 4,4%, selon l'indice PCE publié vendredi. (Belga)