Pour son étude, Elia s'est concentrée sur trois dimensions principales: l'équilibre énergétique, la flexibilité et l'adéquation. Pour préciser ses résultats, elle s'est basée sur deux trajectoires: ELEC (qui part du postulat que la demande en électricité aura augmenté de 70% en raison d'une forte électrification) ou MOL (la demande en électricité aura augmenté de 30% en raison d'une plus grande part de molécules vertes dans la consommation énergétique). Au niveau de la flexibilité - les énergies renouvelables étant intermittentes - Elia note qu'un système bien conçu pourra gérer ces fluctuations de manière efficace. "Il ne faut d'importantes quantités de molécules vertes à grande échelle pour faire face aux fluctuations saisonnières", relève-t-il. "Les fluctuations à long terme peuvent être minimisées grâce à un bon équilibre entre l'énergie éolienne et solaire afin d'éviter une inadéquation saisonnière entre l'offre et la demande en énergie. Les fluctuations à moyen terme peuvent être gérées en augmentant le nombre d'interconnexions, ces dernières réduisant l'impact des creux locaux de production renouvelable. Les fluctuations quotidiennes peuvent être couvertes par la flexibilité disponible dans les véhicules électriques, les pompes à chaleur et les batteries domestiques des utilisateurs finaux", détaille Elia. Le gestionnaire suggère à l'UE d'établir des cadres pour des partenariats entre pays dont le potentiel renouvelable est différent. En outre, il est important de "tripler la vitesse de développement du renouvelable". "Les décideurs politiques à tous les niveaux institutionnels doivent se concentrer sur des mesures qui créent le bon cadre d'investissement et réduisent le délai des projets de développement du renouvelable et de réalisation de l'infrastructure réseau nécessaire", estime-t-il. Autre suggestion: prioriser l'électrification de la mobilité, du chauffage et des appareils à utilisation finale considérés comme les clés "pour atteindre la neutralité climatique". Enfin, Elia rappelle que la priorité est aussi d'utiliser les molécules vertes pour remplacer l'hydrogène fossile et décarboniser les secteurs où l'électrification n'est pas une option. Elia souhaite particulièrement être entendu des décideurs politiques, qui "ont un rôle crucial à jouer, étant donné qu'ils peuvent influencer les conditions d'investissement, la planification des infrastructures et le fonctionnement du marché". (Belga)

Pour son étude, Elia s'est concentrée sur trois dimensions principales: l'équilibre énergétique, la flexibilité et l'adéquation. Pour préciser ses résultats, elle s'est basée sur deux trajectoires: ELEC (qui part du postulat que la demande en électricité aura augmenté de 70% en raison d'une forte électrification) ou MOL (la demande en électricité aura augmenté de 30% en raison d'une plus grande part de molécules vertes dans la consommation énergétique). Au niveau de la flexibilité - les énergies renouvelables étant intermittentes - Elia note qu'un système bien conçu pourra gérer ces fluctuations de manière efficace. "Il ne faut d'importantes quantités de molécules vertes à grande échelle pour faire face aux fluctuations saisonnières", relève-t-il. "Les fluctuations à long terme peuvent être minimisées grâce à un bon équilibre entre l'énergie éolienne et solaire afin d'éviter une inadéquation saisonnière entre l'offre et la demande en énergie. Les fluctuations à moyen terme peuvent être gérées en augmentant le nombre d'interconnexions, ces dernières réduisant l'impact des creux locaux de production renouvelable. Les fluctuations quotidiennes peuvent être couvertes par la flexibilité disponible dans les véhicules électriques, les pompes à chaleur et les batteries domestiques des utilisateurs finaux", détaille Elia. Le gestionnaire suggère à l'UE d'établir des cadres pour des partenariats entre pays dont le potentiel renouvelable est différent. En outre, il est important de "tripler la vitesse de développement du renouvelable". "Les décideurs politiques à tous les niveaux institutionnels doivent se concentrer sur des mesures qui créent le bon cadre d'investissement et réduisent le délai des projets de développement du renouvelable et de réalisation de l'infrastructure réseau nécessaire", estime-t-il. Autre suggestion: prioriser l'électrification de la mobilité, du chauffage et des appareils à utilisation finale considérés comme les clés "pour atteindre la neutralité climatique". Enfin, Elia rappelle que la priorité est aussi d'utiliser les molécules vertes pour remplacer l'hydrogène fossile et décarboniser les secteurs où l'électrification n'est pas une option. Elia souhaite particulièrement être entendu des décideurs politiques, qui "ont un rôle crucial à jouer, étant donné qu'ils peuvent influencer les conditions d'investissement, la planification des infrastructures et le fonctionnement du marché". (Belga)