Le soutien à l'économie face à la pandémie ne "peut pas se poursuivre indéfiniment comme en novembre et en décembre", a-t-il affirmé lors d'une interview à la chaine NTV. "L'Etat ne peut pas dépenser sans limite", a ajouté le ministre. Avec le retour des restrictions en novembre, l'Allemagne avait sensiblement renforcé ses mesures d'aide aux entreprises, par rapport au printemps, en offrant une indemnisation jusqu'à 75% du chiffre d'affaires perdu. Ces mesures spéciales devraient coûter près de 30 milliards d'euros au gouvernement fédéral. Berlin souhaite mettre fin à ce dispositif en janvier et revenir à un dispositif de soutien ciblé sur les coûts fixes des entreprises. Pour lutter contre la seconde vague de Covid-19, l'Allemagne a fermé bars, restaurants, lieux de culture et de loisirs et de nombreux hôtels depuis le 1er novembre. La chancelière Angela Merkel avait déjà affirmé mercredi que les mesures ne pourraient "pas continuer comme en novembre et décembre", malgré la poursuite des fermetures jusqu'au 10 janvier. Au total, les dépenses de soutien à l'économie devraient coûter 300 milliards d'euros de nouvelles dettes en 2020 et 2021 pour l'Allemagne, selon le ministre des Finances Olaf Scholz. Ces dépenses éloignent le budget de la première économie de la zone euro de la sacro-sainte règle du "frein à l'endettement", inscrite dans la Constitution allemande, interdisant au gouvernement fédéral d'emprunter plus de 0,35% de son PIB. Or, de plus en plus de voix s'élèvent dans le pays pour un retour progressif à cette discipline budgétaire, dans un pays allergique à la dépense publique. "L'État ne va pas pouvoir s'occuper de tout", a prévenu jeudi Eckhardt Rehberg, porte-parole à la Commission des Finances de la CDU, le parti conservateur d'Angela Merkel. Les "sages" économiques, un groupe d'experts très influent qui conseille le gouvernement, ont de leur côté appelé en novembre à préparer dès à présent une "normalisation" des politiques économiques. Le gouvernement assure que son objectif est de revenir aux règles constitutionnelles dès 2022. (Belga)

Le soutien à l'économie face à la pandémie ne "peut pas se poursuivre indéfiniment comme en novembre et en décembre", a-t-il affirmé lors d'une interview à la chaine NTV. "L'Etat ne peut pas dépenser sans limite", a ajouté le ministre. Avec le retour des restrictions en novembre, l'Allemagne avait sensiblement renforcé ses mesures d'aide aux entreprises, par rapport au printemps, en offrant une indemnisation jusqu'à 75% du chiffre d'affaires perdu. Ces mesures spéciales devraient coûter près de 30 milliards d'euros au gouvernement fédéral. Berlin souhaite mettre fin à ce dispositif en janvier et revenir à un dispositif de soutien ciblé sur les coûts fixes des entreprises. Pour lutter contre la seconde vague de Covid-19, l'Allemagne a fermé bars, restaurants, lieux de culture et de loisirs et de nombreux hôtels depuis le 1er novembre. La chancelière Angela Merkel avait déjà affirmé mercredi que les mesures ne pourraient "pas continuer comme en novembre et décembre", malgré la poursuite des fermetures jusqu'au 10 janvier. Au total, les dépenses de soutien à l'économie devraient coûter 300 milliards d'euros de nouvelles dettes en 2020 et 2021 pour l'Allemagne, selon le ministre des Finances Olaf Scholz. Ces dépenses éloignent le budget de la première économie de la zone euro de la sacro-sainte règle du "frein à l'endettement", inscrite dans la Constitution allemande, interdisant au gouvernement fédéral d'emprunter plus de 0,35% de son PIB. Or, de plus en plus de voix s'élèvent dans le pays pour un retour progressif à cette discipline budgétaire, dans un pays allergique à la dépense publique. "L'État ne va pas pouvoir s'occuper de tout", a prévenu jeudi Eckhardt Rehberg, porte-parole à la Commission des Finances de la CDU, le parti conservateur d'Angela Merkel. Les "sages" économiques, un groupe d'experts très influent qui conseille le gouvernement, ont de leur côté appelé en novembre à préparer dès à présent une "normalisation" des politiques économiques. Le gouvernement assure que son objectif est de revenir aux règles constitutionnelles dès 2022. (Belga)