A côté d'Aushim Koumar, un étrange assemblage fait de pièces en bois attachées entre elles. D'un geste, le fondateur de Konligo déploie la structure qui devient alors le squelette arrondi d'un stand que l'on peut déployer dans un salon ou une foire. Le concept n'en est déjà plus au stade du modèle réduit : la société a lancé la commercialisation de sa version grandeur nature fin de l'année dernière.
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A côté d'Aushim Koumar, un étrange assemblage fait de pièces en bois attachées entre elles. D'un geste, le fondateur de Konligo déploie la structure qui devient alors le squelette arrondi d'un stand que l'on peut déployer dans un salon ou une foire. Le concept n'en est déjà plus au stade du modèle réduit : la société a lancé la commercialisation de sa version grandeur nature fin de l'année dernière. Dans les salons, les organisateurs et exposants utilisent souvent des stands à base de profilés en aluminium, démontables et remontables à l'envi. Mais s'ils souhaitent se démarquer de leurs voisins, les exposants doivent créer leur propre stand. " Les structures sont de plus en plus impressionnantes. Cela attire les clients, explique Aushim Koumar. Elles sont généralement faites en bois. Si elles ont été bien conçues, elles peuvent être réutilisées quatre fois. Mais souvent, elles sont en réalité jetées à la fin de l'événement. " La spin-off a donc fait le pari de construire - en Belgique - une structure réutilisable à la fois originale et durable. Son nom ? Ondo. Une fois monté le squelette d'Ondo, composé d'aluminium recyclé, les constructeurs l'habillent de toiles, panneaux, logos, écrans, etc. Un stand peut ainsi être totalement monté en une demi-journée, assure Aushim Koumar. Même s'il semble assez simple au premier coup d'oeil, ce jeu de barres et de joints rotatifs a nécessité plusieurs années de recherches. Comment a-t-il vu le jour ? Début des années 2000, Niels De Temmerman travaillait sur des structures réutilisables et modulaires dans le cadre de son doctorat à la VUB. En 2012, Aushim Koumar se lance à son tour dans un doctorat. Aidé de Niels De Temmerman, devenu professeur, et de Tine Tysmans, également professeure à la VUB, il reprend leurs travaux et passe de la théorie à la pratique. " L'idée était, notamment, de créer un hôpital d'urgence pour Médecins sans Frontières, se souvient le fondateur de la spin-off. Fin 2016, nous avions conç u des logiciels qui calculent différentes formes de structures. Nous avons ensuite construit un prototype pour MSF. " Aushim Koumar réoriente alors son business model vers l'événementiel, un marché plus porteur que l'humanitaire. En septembre 2017, l'équipe reçoit un subside d'Innoviris, l'institution qui encourage la recherche scientifique et l'innovation en Région bruxelloise, afin de passer du prototype à un produit fini. La spin-off est officiellement créée en avril 2018. Les Ondo sont aujourd'hui disponibles en location ou à la vente. Le fondateur de la spin-off reste cependant laconique quant aux prix de ces squelettes. Le coût final du stand dépend en effet de la personnalisation, du transport, de l'installation des matériaux, etc. Aushim Koumar assure cependant suivre les prix du marché. " L'idée est de faire des économies sur le long terme en réutilisant autant de fois que possible la structure ", ajoute Laetitia d'Ornano, la responsable communication et marketing. A l'avenir, le client pourrait rétrocéder cette structure après plusieurs utilisations et recevoir une réduction sur son prochain achat. Objectif : la revendre ou la louer à un autre client ou réutiliser les différents éléments pour concevoir d'autres architectures, et ainsi rester dans une logique d'économie circulaire. Le principal défi de Konligo, qui est entré en phase de commercialisation depuis quelques mois, est de trouver de nouveaux clients. La spin-off a déjà pu convaincre Brussels Major Events (BME), qui organise notamment Bruxelles les Bains, et l'organisateur de salons Easyfairs.