Cette charge est due à une perte de valeur de l'entreprise, qui était censée permettre à Altria de combler le déclin des cigarettes classiques: elle ne vaut plus que 12 milliards de dollars contre 38 milliards quand Altria y a investi 12 milliards en échange d'une participation de 35% au capital en décembre 2018. En octobre, Altria avait déjà inscrit une charge de 4,5 milliards de dollars, destinée à couvrir la montagne de litiges juridiques entourant désormais Juul. L'entreprise est accusée d'avoir vendu illégalement ses produits à des mineurs et d'avoir ciblé des lycéens. Les Etats de Californie et de New York et la capitale fédérale Washington ont notamment engagé des poursuites judiciaires contre le groupe, après le déclenchement, à l'été, d'une crise sanitaire: des vapoteurs, souvent dans leur vingtaine, ont commencé à tomber gravement malades des poumons. Une vaste enquête des autorités a révélé que la cause était un ingrédient souvent ajouté dans des recharges infusées au cannabis et vendues sur le marché noir, l'acétate de vitamine E. Plus d'une cinquantaine de décès avaient été recensés. Ceci a conduit le Congrès américain à adopter, en décembre, une loi relevant de 18 à 21 ans l'âge minimum pour acheter tabac et cigarettes électroniques dans l'ensemble des Etats-Unis. Altria et Juul ont également revu les termes de leur accord. Selon le nouveau compromis, Altria ne s'occupera plus du marketing et de la distribution des produits Juul. Il ne l'aidera plus que dans ses démarches pour les faire approuver par l'agence sanitaire américaine, la FDA. Altria a également désormais le droit de lancer ses propres cigarettes électroniques dans l'hypothèse où Juul se verrait interdire le droit de commercialiser des produits de vapotage aux Etats-Unis pendant une période d'au moins un an, ou si la valeur de l'investissement initial d'Altria descendait au niveau de 1,28 milliard de dollars. Actuellement, cet investissement est estimé à 4,2 milliards. (Belga)

Cette charge est due à une perte de valeur de l'entreprise, qui était censée permettre à Altria de combler le déclin des cigarettes classiques: elle ne vaut plus que 12 milliards de dollars contre 38 milliards quand Altria y a investi 12 milliards en échange d'une participation de 35% au capital en décembre 2018. En octobre, Altria avait déjà inscrit une charge de 4,5 milliards de dollars, destinée à couvrir la montagne de litiges juridiques entourant désormais Juul. L'entreprise est accusée d'avoir vendu illégalement ses produits à des mineurs et d'avoir ciblé des lycéens. Les Etats de Californie et de New York et la capitale fédérale Washington ont notamment engagé des poursuites judiciaires contre le groupe, après le déclenchement, à l'été, d'une crise sanitaire: des vapoteurs, souvent dans leur vingtaine, ont commencé à tomber gravement malades des poumons. Une vaste enquête des autorités a révélé que la cause était un ingrédient souvent ajouté dans des recharges infusées au cannabis et vendues sur le marché noir, l'acétate de vitamine E. Plus d'une cinquantaine de décès avaient été recensés. Ceci a conduit le Congrès américain à adopter, en décembre, une loi relevant de 18 à 21 ans l'âge minimum pour acheter tabac et cigarettes électroniques dans l'ensemble des Etats-Unis. Altria et Juul ont également revu les termes de leur accord. Selon le nouveau compromis, Altria ne s'occupera plus du marketing et de la distribution des produits Juul. Il ne l'aidera plus que dans ses démarches pour les faire approuver par l'agence sanitaire américaine, la FDA. Altria a également désormais le droit de lancer ses propres cigarettes électroniques dans l'hypothèse où Juul se verrait interdire le droit de commercialiser des produits de vapotage aux Etats-Unis pendant une période d'au moins un an, ou si la valeur de l'investissement initial d'Altria descendait au niveau de 1,28 milliard de dollars. Actuellement, cet investissement est estimé à 4,2 milliards. (Belga)