Les jeux vidéo représentent en Chine une importante manne financière: ils ont généré 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires rien qu'au premier semestre 2021. Certains enfants chinois peuvent passer des journées entières scotchés à leur écran. Mais ce phénomène est de plus en plus décrié dans le pays pour ses méfaits: baisse de la vision, impact sur les résultats scolaires, manque d'activité physique ou risque d'addiction. Mercredi, les régulateurs chinois ont convoqué les géants du secteur, dont les sociétés Tencent et NetEase. Elles ont été exhortées à "rompre avec le seul objectif de faire du profit [...] et de modifier les règles des jeux qui peuvent créer une addiction", a rapporté l'agence de presse officielle Chine nouvelle. Il a également été demandé aux géants du secteur "d'appliquer à la lettre" la règlementation sur le temps de jeu des moins de 18 ans, selon Chine nouvelle. Pour lutter contre l'addiction des jeunes, Pékin a imposé fin août que les mineurs ne puissent jouer en ligne que trois heures par semaine maximum. Et uniquement le week-end, les jours fériés et pendant les vacances scolaires, à raison d'une heure par jour. "Les contenus obscènes et violents [dans les jeux vidéo], ainsi que ceux qui favorisent des tendances malsaines, comme le culte de l'argent et l'effémination, doivent être supprimés", ont par ailleurs exhorté les régulateurs, cités par Chine nouvelle. Le pouvoir communiste avait déjà interdit la semaine dernière certains programmes de télé-réalité et ordonné aux diffuseurs de véhiculer une image plus masculine des hommes. Face à une baisse de la natalité dans le pays, Pékin fustige l'allure efféminée de certaines célébrités, inspirées notamment par les pop-stars coréennes. Ces mesures ont fait dévisser jeudi les principaux noms du secteur. Les actions de Tencent perdaient en début d'après-midi 6,65% à la Bourse de Hong Kong. Son concurrent NetEase cédait 6,84% et le site Bilibili, prisé des fans de dessins animés, de mangas et de jeux vidéo, était en repli de près de 7%. (Belga)

Les jeux vidéo représentent en Chine une importante manne financière: ils ont généré 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires rien qu'au premier semestre 2021. Certains enfants chinois peuvent passer des journées entières scotchés à leur écran. Mais ce phénomène est de plus en plus décrié dans le pays pour ses méfaits: baisse de la vision, impact sur les résultats scolaires, manque d'activité physique ou risque d'addiction. Mercredi, les régulateurs chinois ont convoqué les géants du secteur, dont les sociétés Tencent et NetEase. Elles ont été exhortées à "rompre avec le seul objectif de faire du profit [...] et de modifier les règles des jeux qui peuvent créer une addiction", a rapporté l'agence de presse officielle Chine nouvelle. Il a également été demandé aux géants du secteur "d'appliquer à la lettre" la règlementation sur le temps de jeu des moins de 18 ans, selon Chine nouvelle. Pour lutter contre l'addiction des jeunes, Pékin a imposé fin août que les mineurs ne puissent jouer en ligne que trois heures par semaine maximum. Et uniquement le week-end, les jours fériés et pendant les vacances scolaires, à raison d'une heure par jour. "Les contenus obscènes et violents [dans les jeux vidéo], ainsi que ceux qui favorisent des tendances malsaines, comme le culte de l'argent et l'effémination, doivent être supprimés", ont par ailleurs exhorté les régulateurs, cités par Chine nouvelle. Le pouvoir communiste avait déjà interdit la semaine dernière certains programmes de télé-réalité et ordonné aux diffuseurs de véhiculer une image plus masculine des hommes. Face à une baisse de la natalité dans le pays, Pékin fustige l'allure efféminée de certaines célébrités, inspirées notamment par les pop-stars coréennes. Ces mesures ont fait dévisser jeudi les principaux noms du secteur. Les actions de Tencent perdaient en début d'après-midi 6,65% à la Bourse de Hong Kong. Son concurrent NetEase cédait 6,84% et le site Bilibili, prisé des fans de dessins animés, de mangas et de jeux vidéo, était en repli de près de 7%. (Belga)