"Jay (Jerome) est la bonne personne pour nous guider et poursuivre cet effort", a dit le président américain dans un discours, en référence au rebond de l'économie et de l'emploi, mis à terre l'an dernier par la pandémie du Covid-19. Il s'exprimait depuis la Maison Blanche, aux côtés de Jerome Powell mais aussi de Lael Brainard, seule gouverneure démocrate de l'institution, qui va en devenir vice-présidente. Joe Biden a aussi vanté l'"indépendance" du patron de la plus puissante banque mondiale et le fait que ses soutiens viennent de "tout l'échiquier politique". Jerome Powell avait été nommé par l'ancien président républicain Donald Trump et certains élus du camp démocrate réclamaient un changement. Le président américain a donc fait le choix de la stabilité et du consensus, à un moment où les États-Unis font face à une flambée d'inflation. Il a aussi mis toutes les chances de son côté pour que le Sénat, où les démocrates n'ont qu'une très mince majorité, valide son choix. Mais Joe Biden a toutefois donné un gage au camp progressiste, en estimant qu'en plus de se préoccuper de l'emploi et de l'inflation, la Fed devait être "leader" dans la prise en compte du changement climatique. Il s'agit d'une demande de longue date de certains démocrates. Jerome Powell, dans une courte intervention, a lui détaillé ainsi sa feuille de route: "Nous utiliserons nos outils à la fois pour soutenir l'économie et la solidité du marché du travail, et pour empêcher la forte inflation de s'enraciner." Sa mission s'annonce ultra-délicate car en agissant contre la hausse des prix, la Fed risque d'enrayer une reprise économique certes vigoureuse mais qui n'a pas encore produit tous ses effets sur le front de l'emploi. Joe Biden a par ailleurs souligné qu'il lui restait d'autres postes à pourvoir au conseil des gouverneurs de la Fed, l'instance dirigeante de la banque centrale. "Là où Jay et Lael apportent de la continuité et de la stabilité à la Fed, mes autres choix apporteront de nouvelles perspectives et de nouvelles voix", a promis le président américain. (Belga)

"Jay (Jerome) est la bonne personne pour nous guider et poursuivre cet effort", a dit le président américain dans un discours, en référence au rebond de l'économie et de l'emploi, mis à terre l'an dernier par la pandémie du Covid-19. Il s'exprimait depuis la Maison Blanche, aux côtés de Jerome Powell mais aussi de Lael Brainard, seule gouverneure démocrate de l'institution, qui va en devenir vice-présidente. Joe Biden a aussi vanté l'"indépendance" du patron de la plus puissante banque mondiale et le fait que ses soutiens viennent de "tout l'échiquier politique". Jerome Powell avait été nommé par l'ancien président républicain Donald Trump et certains élus du camp démocrate réclamaient un changement. Le président américain a donc fait le choix de la stabilité et du consensus, à un moment où les États-Unis font face à une flambée d'inflation. Il a aussi mis toutes les chances de son côté pour que le Sénat, où les démocrates n'ont qu'une très mince majorité, valide son choix. Mais Joe Biden a toutefois donné un gage au camp progressiste, en estimant qu'en plus de se préoccuper de l'emploi et de l'inflation, la Fed devait être "leader" dans la prise en compte du changement climatique. Il s'agit d'une demande de longue date de certains démocrates. Jerome Powell, dans une courte intervention, a lui détaillé ainsi sa feuille de route: "Nous utiliserons nos outils à la fois pour soutenir l'économie et la solidité du marché du travail, et pour empêcher la forte inflation de s'enraciner." Sa mission s'annonce ultra-délicate car en agissant contre la hausse des prix, la Fed risque d'enrayer une reprise économique certes vigoureuse mais qui n'a pas encore produit tous ses effets sur le front de l'emploi. Joe Biden a par ailleurs souligné qu'il lui restait d'autres postes à pourvoir au conseil des gouverneurs de la Fed, l'instance dirigeante de la banque centrale. "Là où Jay et Lael apportent de la continuité et de la stabilité à la Fed, mes autres choix apporteront de nouvelles perspectives et de nouvelles voix", a promis le président américain. (Belga)