Près de 50% de ces investissements publics devraient être consacrés à la réparation et la modernisation d'infrastructures du pays, après le passage dévastateur du typhon Hagibis en octobre, qui a fait plus de 80 morts. Le plan est aussi destiné à alléger l'impact sur la consommation du récent relèvement de la TVA dans le pays, passé de 8% à 10% depuis le 1er octobre pour la plupart des biens hors alimentation. Les économistes anticipent une forte contraction du Produit intérieur brut (PIB) nippon au quatrième trimestre 2019 en raison de cette hausse de TVA et du typhon Hagibis, d'autant que les exportations nippones continuent de souffrir du ralentissement de l'économie mondiale, aggravé par le conflit commercial sino-américain. Au troisième trimestre, la croissance de la troisième économie mondiale a presque calé (+0,1% par rapport au deuxième trimestre), selon des chiffres publiés mi-novembre marquant une nouvelle décélération après +0,4% au deuxième trimestre et +0,5% de janvier à fin mars. M. Abe a vanté jeudi un plan "puissant" et "audacieux". Selon les médias, sa taille pourrait totaliser 26.000 milliards de yens en intégrant les investissements associés du secteur privé. Cependant pour Yusuke Shimoda, économiste du Japan Research Institute, l'effet de ce plan pourrait être "limité" in fine. Cela "va probablement doper les secteurs liés aux infrastructures, mais ne devrait pas aider à réformer fondamentalement l'économie nationale" caractérisée par une croissance faible, a estimé M. Shimoda. Le Japon est coutumier des plans de relance pour maintenir artificiellement son économie à flot, une politique qui a aussi pour effet pervers d'augmenter sa dette publique déjà colossale (238% de son PIB en 2018 selon le Fonds monétaire international). Ce nouveau plan de relance, le premier au Japon depuis 2016, vise aussi à éviter un coup de fatigue à l'économie du pays après les Jeux olympiques de Tokyo l'été prochain. Selon l'agence de presse japonaise Kyodo, le plan prévoit par ailleurs des aides à l'export pour les éleveurs nippons, inquiets des conséquences de l'accord de libre-échange sur les produits agricoles récemment signé entre Tokyo et Washington et qui doit entrer en vigueur l'an prochain. (Belga)

Près de 50% de ces investissements publics devraient être consacrés à la réparation et la modernisation d'infrastructures du pays, après le passage dévastateur du typhon Hagibis en octobre, qui a fait plus de 80 morts. Le plan est aussi destiné à alléger l'impact sur la consommation du récent relèvement de la TVA dans le pays, passé de 8% à 10% depuis le 1er octobre pour la plupart des biens hors alimentation. Les économistes anticipent une forte contraction du Produit intérieur brut (PIB) nippon au quatrième trimestre 2019 en raison de cette hausse de TVA et du typhon Hagibis, d'autant que les exportations nippones continuent de souffrir du ralentissement de l'économie mondiale, aggravé par le conflit commercial sino-américain. Au troisième trimestre, la croissance de la troisième économie mondiale a presque calé (+0,1% par rapport au deuxième trimestre), selon des chiffres publiés mi-novembre marquant une nouvelle décélération après +0,4% au deuxième trimestre et +0,5% de janvier à fin mars. M. Abe a vanté jeudi un plan "puissant" et "audacieux". Selon les médias, sa taille pourrait totaliser 26.000 milliards de yens en intégrant les investissements associés du secteur privé. Cependant pour Yusuke Shimoda, économiste du Japan Research Institute, l'effet de ce plan pourrait être "limité" in fine. Cela "va probablement doper les secteurs liés aux infrastructures, mais ne devrait pas aider à réformer fondamentalement l'économie nationale" caractérisée par une croissance faible, a estimé M. Shimoda. Le Japon est coutumier des plans de relance pour maintenir artificiellement son économie à flot, une politique qui a aussi pour effet pervers d'augmenter sa dette publique déjà colossale (238% de son PIB en 2018 selon le Fonds monétaire international). Ce nouveau plan de relance, le premier au Japon depuis 2016, vise aussi à éviter un coup de fatigue à l'économie du pays après les Jeux olympiques de Tokyo l'été prochain. Selon l'agence de presse japonaise Kyodo, le plan prévoit par ailleurs des aides à l'export pour les éleveurs nippons, inquiets des conséquences de l'accord de libre-échange sur les produits agricoles récemment signé entre Tokyo et Washington et qui doit entrer en vigueur l'an prochain. (Belga)