"La politique économique et budgétaire du gouvernement italien pèse sur les perspectives de croissance du pays", s'inquiète S&P, qui n'a toutefois pas suivi sa concurrente Moody's dans l'abaissement de la note. Moody's avait dégradé la note italienne de "Baa2" à "Baa3" la semaine dernière, la faisant tomber au dernier cran de la catégorie "investissement", qui précède la catégorie spéculative. Néanmoins, en abaissant la perspective, S&P n'exclut pas de diminuer la note dans les mois qui viennent. "La voie économique et budgétaire planifiée par le gouvernement a érodé la confiance des investisseurs", comme le montre l'augmentation du rendement sur les bons italiens, affirme l'agence, qui prévoit pour 2019 un ratio d'endettement budgétaire supérieur (2,7% du PIB) à celui projeté par Rome (2,4%). L'agence regrette que l'endettement italien "ne soit plus sur la voie de la diminution" et prévoit que l'endettement brut de l'Etat va se maintenir à 128,5% du PIB au cours des trois prochaines années. "La perspective négative reflète le risque que la décision du gouvernement d'emprunter davantage va non seulement exacerber la faiblesse de la position budgétaire italienne mais aussi étouffer la reprise naissante du secteur privé", affirme encore l'agence. Bruxelles a rejeté mardi le projet de budget 2019 de la coalition populiste au pouvoir en Italie, fustigeant "une déviation claire, nette, assumée et par certains revendiquée" par rapport aux règles européennes. Un haut responsable européen a indiqué à l'AFP vendredi que "l'Italie pourrait être le prochain pays à avoir besoin du MES", le Mécanisme européen de solidarité chargé d'aider les pays confrontés à des crises de financement, comme la Grèce dans le passé. "C'est une hypothèse à ce stade, mais c'est la réalité", a-t-il ajouté. "Nous pourrions remonter la perspective à stable si nous voyons suffisamment de progrès dans la restauration du secteur financier", affirme encore Standard and Poor's. (Belga)

"La politique économique et budgétaire du gouvernement italien pèse sur les perspectives de croissance du pays", s'inquiète S&P, qui n'a toutefois pas suivi sa concurrente Moody's dans l'abaissement de la note. Moody's avait dégradé la note italienne de "Baa2" à "Baa3" la semaine dernière, la faisant tomber au dernier cran de la catégorie "investissement", qui précède la catégorie spéculative. Néanmoins, en abaissant la perspective, S&P n'exclut pas de diminuer la note dans les mois qui viennent. "La voie économique et budgétaire planifiée par le gouvernement a érodé la confiance des investisseurs", comme le montre l'augmentation du rendement sur les bons italiens, affirme l'agence, qui prévoit pour 2019 un ratio d'endettement budgétaire supérieur (2,7% du PIB) à celui projeté par Rome (2,4%). L'agence regrette que l'endettement italien "ne soit plus sur la voie de la diminution" et prévoit que l'endettement brut de l'Etat va se maintenir à 128,5% du PIB au cours des trois prochaines années. "La perspective négative reflète le risque que la décision du gouvernement d'emprunter davantage va non seulement exacerber la faiblesse de la position budgétaire italienne mais aussi étouffer la reprise naissante du secteur privé", affirme encore l'agence. Bruxelles a rejeté mardi le projet de budget 2019 de la coalition populiste au pouvoir en Italie, fustigeant "une déviation claire, nette, assumée et par certains revendiquée" par rapport aux règles européennes. Un haut responsable européen a indiqué à l'AFP vendredi que "l'Italie pourrait être le prochain pays à avoir besoin du MES", le Mécanisme européen de solidarité chargé d'aider les pays confrontés à des crises de financement, comme la Grèce dans le passé. "C'est une hypothèse à ce stade, mais c'est la réalité", a-t-il ajouté. "Nous pourrions remonter la perspective à stable si nous voyons suffisamment de progrès dans la restauration du secteur financier", affirme encore Standard and Poor's. (Belga)