Cette dégradation "est motivée par les risques accrus pour la viabilité de la dette publique ukrainienne du fait de l'invasion par la Russie, entraînant un conflit militaire qui s'est prolongé plus qu'initialement anticipé", détaille Moody's dans un communiqué. Cela "augmente la probabilité d'une restructuration de la dette et de pertes imposées aux créanciers du secteur privé", ajoute l'agence. L'important soutien financier international contribue, certes, "à atténuer les risques de liquidité immédiats", mais "l'augmentation significative de la dette publique qui en résulte est susceptible de s'avérer insoutenable à moyen terme". Ainsi, ces inquiétudes "pourraient entraver davantage l'accès au financement public" de la dette ukrainienne, détaille Moody's. Quant à la perspective négative, elle reflète le "degré élevé d'incertitude quant à l'évolution de l'invasion et à ses implications sur le crédit". La Russie avait lancé le 24 février son offensive militaire sur l'Ukraine. Les agences Fitch et S&P avaient, dès le lendemain, dégradé leurs notes pour l'Ukraine, tandis que Moody's avait entamé un examen de la situation du pays, en vue d'un potentiel abaissement. (Belga)

Cette dégradation "est motivée par les risques accrus pour la viabilité de la dette publique ukrainienne du fait de l'invasion par la Russie, entraînant un conflit militaire qui s'est prolongé plus qu'initialement anticipé", détaille Moody's dans un communiqué. Cela "augmente la probabilité d'une restructuration de la dette et de pertes imposées aux créanciers du secteur privé", ajoute l'agence. L'important soutien financier international contribue, certes, "à atténuer les risques de liquidité immédiats", mais "l'augmentation significative de la dette publique qui en résulte est susceptible de s'avérer insoutenable à moyen terme". Ainsi, ces inquiétudes "pourraient entraver davantage l'accès au financement public" de la dette ukrainienne, détaille Moody's. Quant à la perspective négative, elle reflète le "degré élevé d'incertitude quant à l'évolution de l'invasion et à ses implications sur le crédit". La Russie avait lancé le 24 février son offensive militaire sur l'Ukraine. Les agences Fitch et S&P avaient, dès le lendemain, dégradé leurs notes pour l'Ukraine, tandis que Moody's avait entamé un examen de la situation du pays, en vue d'un potentiel abaissement. (Belga)