En 2014, après des sanctions occidentales imposées à la suite de l'invasion de la Crimée par la Russie, Moscou avait, en représailles, décrété un embargo sur les fruits et légumes en provenance de l'Union européenne. Cela avait été un coup pour les producteurs belges de poires pour qui la Russie était un important marché. Une partie des exportations avait toutefois pu être redirigée vers le Bélarus, d'où étaient revendues à la Russie une partie des poires belges. Avec la guerre en Ukraine, d'importantes restrictions ont également été mises en place avec le Bélarus, allié de Moscou. Un nouveau coup dur donc, la recherche de nouveaux marchés n'ayant pour l'heure pas donné grand-chose. Selon Nico Rosmeulen, président de l'Actiegroep Fruittelers, les revenus pour les producteurs de poires sont actuellement de 1.000 à 3.000 euros par hectare inférieurs à ce qu'ils devraient en principe être. Vu la surface cultivée de poires de plus de 10.000 hectares en Belgique, cela correspond au total à un manque à gagner de 10 à 30 millions d'euros. Les producteurs appellent dès lors le gouvernement fédéral à l'aide, notamment en reconnaissant que la fruiticulture est un secteur en crise, ainsi que le niveau européen, auquel il est demandé "l'activation rapide de tous les mécanismes de soutien et d'intervention possibles". (Belga)

En 2014, après des sanctions occidentales imposées à la suite de l'invasion de la Crimée par la Russie, Moscou avait, en représailles, décrété un embargo sur les fruits et légumes en provenance de l'Union européenne. Cela avait été un coup pour les producteurs belges de poires pour qui la Russie était un important marché. Une partie des exportations avait toutefois pu être redirigée vers le Bélarus, d'où étaient revendues à la Russie une partie des poires belges. Avec la guerre en Ukraine, d'importantes restrictions ont également été mises en place avec le Bélarus, allié de Moscou. Un nouveau coup dur donc, la recherche de nouveaux marchés n'ayant pour l'heure pas donné grand-chose. Selon Nico Rosmeulen, président de l'Actiegroep Fruittelers, les revenus pour les producteurs de poires sont actuellement de 1.000 à 3.000 euros par hectare inférieurs à ce qu'ils devraient en principe être. Vu la surface cultivée de poires de plus de 10.000 hectares en Belgique, cela correspond au total à un manque à gagner de 10 à 30 millions d'euros. Les producteurs appellent dès lors le gouvernement fédéral à l'aide, notamment en reconnaissant que la fruiticulture est un secteur en crise, ainsi que le niveau européen, auquel il est demandé "l'activation rapide de tous les mécanismes de soutien et d'intervention possibles". (Belga)