Surnommé "le canon" en référence aux propos sans langue de bois qu'il assène régulièrement contre le Parti communiste chinois (PCC), dont il fait lui-même partie, Ren Zhiqiang est âgé de 69 ans. Figure critique au sein des sphères économiques, il avait disparu des radars en mars, peu de temps après avoir publié un article acerbe fustigeant la réponse des autorités à l'épidémie de Covid-19, apparu fin 2019 dans la métropole de Wuhan (centre). Le texte avait été censuré de l'internet chinois. Mais une copie a été sauvegardée par le site spécialisé China Digital Times. "La réalité qui peut être observée lors de cette épidémie, c'est que le Parti protège ses intérêts, que les hauts dirigeants protègent leurs intérêts et que le monarque ne fait que défendre sa position centrale et ses intérêts", écrivait-il sans citer nommément Xi Jinping. Ren Zhiqiang avait également accusé le président d'être un "clown" et le gouvernement d'avoir tardé à réagir après les premiers cas du nouveau coronavirus. Le magnat retraité a été placé sous enquête pour "graves violations de la discipline et de la loi", a indiqué mardi soir la Commission d'inspection disciplinaire de Pékin. Cet organe traite les affaires de corruption et les cas de manquement aux règles du PCC. Ex-président du groupe immobilier public Beijing Huayuan, membre du Parti depuis 1974, Ren Zhiqiang avait sur le réseau social Weibo des millions d'abonnés, friands de ses coups de gueule. Mais son compte officiel sur Weibo avait été désactivé en 2016 après qu'il se fut livré à une critique publique d'un discours de Xi Jinping exhortant les médias à servir le PCC. (Belga)

Surnommé "le canon" en référence aux propos sans langue de bois qu'il assène régulièrement contre le Parti communiste chinois (PCC), dont il fait lui-même partie, Ren Zhiqiang est âgé de 69 ans. Figure critique au sein des sphères économiques, il avait disparu des radars en mars, peu de temps après avoir publié un article acerbe fustigeant la réponse des autorités à l'épidémie de Covid-19, apparu fin 2019 dans la métropole de Wuhan (centre). Le texte avait été censuré de l'internet chinois. Mais une copie a été sauvegardée par le site spécialisé China Digital Times. "La réalité qui peut être observée lors de cette épidémie, c'est que le Parti protège ses intérêts, que les hauts dirigeants protègent leurs intérêts et que le monarque ne fait que défendre sa position centrale et ses intérêts", écrivait-il sans citer nommément Xi Jinping. Ren Zhiqiang avait également accusé le président d'être un "clown" et le gouvernement d'avoir tardé à réagir après les premiers cas du nouveau coronavirus. Le magnat retraité a été placé sous enquête pour "graves violations de la discipline et de la loi", a indiqué mardi soir la Commission d'inspection disciplinaire de Pékin. Cet organe traite les affaires de corruption et les cas de manquement aux règles du PCC. Ex-président du groupe immobilier public Beijing Huayuan, membre du Parti depuis 1974, Ren Zhiqiang avait sur le réseau social Weibo des millions d'abonnés, friands de ses coups de gueule. Mais son compte officiel sur Weibo avait été désactivé en 2016 après qu'il se fut livré à une critique publique d'un discours de Xi Jinping exhortant les médias à servir le PCC. (Belga)