L'autorité de l'aviation civile hongkongaise a temporairement interdit tout atterrissage, décollage ou survol du territoire d'un millier de kilomètres carrés, a annoncé le régulateur. Les compagnies aériennes indienne SpiceJet et russe Globus Airlines, qui effectuent des liaisons au départ et à destination de Hong Kong à bord de Boeing 737 MAX, ont déjà indiqué qu'elles honoreraient leurs vols avec d'autres appareils. La Nouvelle-Zélande a également annoncé mercredi qu'elle interdisait ces avions dans son espace aérien. Seule la compagnie Fiji Airways est concernée. Le ministère de l'Aviation civile égyptien a pris une décision similaire mercredi pour assurer "la sécurité des passagers". Tous les vols de Boeing 737 MAX "au décollage et à l'atterrissage" seront immobilisés jusqu'à nouvel ordre, précise l'AFP. En Europe, l'Agence de sécurité aérienne (EASA) a décidé de fermer mardi à partir de 20h00 l'espace aérien de l'Union aux Boeing 737 MAX 8 et 9, alors qu'elle suit généralement l'avis de l'autorité américaine, souligne Bloomberg. La FAA considère pour sa part qu'une interdiction de survol par ces appareils n'est pas nécessaire. Le président des États-Unis et le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, se sont entretenus par téléphone mardi à propos de la crise que traverse le constructeur américain, peu après une sortie sur Twitter de Donald Trump qui jugeait les avions modernes "bien trop difficiles" à man?uvrer. Dennis Muilenburg aurait de son côté assuré que les Boeing étaient sûrs et fiables. Outre sa position dominante sur le marché mondial des constructeurs aéronautiques, Boeing serait également l'un des lobbies les plus puissants à Washington, selon la chaîne américaine CNN. L'année dernière, l'entreprise a ainsi dépensé 15,1 millions de dollars en lobbyisme, affirme le média sur base de rapports fédéraux. Selon le Centre américain pour une politique réactive (CRP), qui a mené une enquête sur l'influence de l'argent en politique, Boeing représente le 10e plus gros lobby pour la période comprise entre 1998 et 2018. L'entreprise a ainsi consacré 274.803.310 dollars ces 20 dernières années pour asseoir son influence auprès des décideurs. (Belga)