"Les conditions économiques sont toujours difficiles, tant en Chine qu'à l'étranger, la croissance économique mondiale ralentit et les instabilités et incertitudes externes augmentent", a déclaré lundi le porte-parole du Bureau national des statistiques (BNS), Mao Shengyong. Ce chiffre reste dans la fourchette de croissance visée par Pékin cette année: entre 6 et 6,5% (contre 6,6% en 2018). La guerre commerciale Pékin-Washington, qui leste depuis l'an passé l'économie chinoise, a connu une pause fin juin, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ayant convenu d'une trêve lors du sommet du G20 à Osaka (Japon). Les deux pays se sont engagés à reprendre les négociations pour tenter de mettre un terme à leurs différends commerciaux. La Chine et les Etats-Unis s'imposent mutuellement des droits de douane portant sur plus de 360 milliards de dollars d'échanges annuels. Pour soutenir son économie, Pékin s'est engagé en mars à baisser de près de 2.000 milliards de yuans (265 milliards d'euros) la pression fiscale et sociale sur les entreprises. Les banques ont également été encouragées à gonfler leurs prêts aux petites entreprises, jusque-là délaissées au profit des grands groupes publics. Mais ces mesures interviennent au moment où les autorités cherchent à lutter contre le surendettement incontrôlé qui menace son système financier. En 2018, la croissance chinoise avait connu un fort ralentissement à chaque trimestre (6,8%, 6,7%, 6,5%, 6,4%) mais au premier trimestre 2019 le PIB avait bien résisté (6,4%) en dépit des tensions commerciales. (Belga)