La grève suivie par une large majorité des techniciens vise à s'opposer au licenciement d'un délégué syndical. En cause, le non-port de la casquette renforcée de sécurité et l'argumentation du délégué syndical licencié en réponse aux injonctions de la porter. "C'est un thème qui est en discussion en interne dans l'entreprise et il n'y a pas d'obligation de la porter", a défendu Grégory Dascotte. "Pour les techniciens, il est évident que cette protection n'est pas idéale dans de nombreux cas et donc, ils comprennent que c'est le délégué qui est visé par rapport à ce qu'il met en avant dans les réunions". Les différentes parties ont été entendues lors de cette conciliation organisée à l'initiative de la fédération de l'industrie technologique Agoria. La délégation syndicale a de son côté demandé l'interruption de la procédure de licenciement et le maintien de l'intéressé dans son rôle de délégué syndical. La direction est elle aussi restée sur ses positions. La direction de Kone Belgium avait expliqué avoir soumis lundi dernier au tribunal du travail une demande de résiliation du contrat du technicien en cause. "La sécurité est la première priorité chez Kone", avait assuré la direction par communiqué. (Belga)