Le projet de loi sur les retraites, remis aux créanciers début janvier par le gouvernement, sera au c?ur de ces négociations. Le texte, décrié par les syndicats qui ont appelé à une grève le 4 février, prévoit d'abaisser le montant des pensions les plus élevées en imposant un plafond maximal à 2.300 euros contre 2.700 actuellement et de revoir à la baisse les retraites toutes catégories. Il prévoit également la fusion des multiples caisses d'assurance, l'augmentation des cotisations pour les employeurs et les employés et l'instauration d'une retraite minimum de 384 euros par mois pour ceux ayant travaillé et cotisé au moins 15 ans. L'objectif est de réaliser 1,8 milliard d'euros d'économies par an (environ 1% du PIB), réclamées par les créanciers. De nombreuses manifestations, surtout des agriculteurs et des professions libérales (ingénieurs et avocats), ont eu lieu depuis début janvier pour protester contre cette réforme. Lundi, les agriculteurs ont menacé de bloquer "sine die" les douanes aux frontières gréco-turque et gréco-bulgare dans le nord du pays, pour paralyser le transport routier. Le président du groupe de travail de la zone euro (Eurogroupe), Tomas Wieser, a donné un signe positif en estimant durant le week-end sur la chaîne de télévision Skaï que la proposition du gouvernement sur la réforme des retraites était "un grand pas en avant". "L'objectif est la viabilité du système de sécurité sociale", a-t-il ajouté. Après une première discussion cette semaine, le quartet devrait revenir en Grèce en février pour effectuer une première évaluation de la mise en ?uvre par Athènes de ses engagements de rigueur, selon la presse grecque. Si ce bilan est positif, le gouvernement espère que la voie sera ouverte pour un allègement par les créanciers de la dette publique grecque, à près de 200% du PIB. (Belga)

Le projet de loi sur les retraites, remis aux créanciers début janvier par le gouvernement, sera au c?ur de ces négociations. Le texte, décrié par les syndicats qui ont appelé à une grève le 4 février, prévoit d'abaisser le montant des pensions les plus élevées en imposant un plafond maximal à 2.300 euros contre 2.700 actuellement et de revoir à la baisse les retraites toutes catégories. Il prévoit également la fusion des multiples caisses d'assurance, l'augmentation des cotisations pour les employeurs et les employés et l'instauration d'une retraite minimum de 384 euros par mois pour ceux ayant travaillé et cotisé au moins 15 ans. L'objectif est de réaliser 1,8 milliard d'euros d'économies par an (environ 1% du PIB), réclamées par les créanciers. De nombreuses manifestations, surtout des agriculteurs et des professions libérales (ingénieurs et avocats), ont eu lieu depuis début janvier pour protester contre cette réforme. Lundi, les agriculteurs ont menacé de bloquer "sine die" les douanes aux frontières gréco-turque et gréco-bulgare dans le nord du pays, pour paralyser le transport routier. Le président du groupe de travail de la zone euro (Eurogroupe), Tomas Wieser, a donné un signe positif en estimant durant le week-end sur la chaîne de télévision Skaï que la proposition du gouvernement sur la réforme des retraites était "un grand pas en avant". "L'objectif est la viabilité du système de sécurité sociale", a-t-il ajouté. Après une première discussion cette semaine, le quartet devrait revenir en Grèce en février pour effectuer une première évaluation de la mise en ?uvre par Athènes de ses engagements de rigueur, selon la presse grecque. Si ce bilan est positif, le gouvernement espère que la voie sera ouverte pour un allègement par les créanciers de la dette publique grecque, à près de 200% du PIB. (Belga)