La ministre chargée des Entreprises et de l'Energie, Andrea Leadsom, a expliqué avoir pris cette décision à la suite d'un rapport du régulateur du secteur, The Oil and Gas Authority (OGA), ayant étudié l'activité sismique récente près d'un site où est pratiqué la fracturation hydraulique, à Preston New Road, dans le Lancashire (nord-ouest de l'Angleterre). "Après avoir examiné le rapport de l'OGA (...), il est clair que nous ne pouvons pas exclure de nouvelles conséquences inacceptables pour la population locale", a déclaré dans un communiqué Mme Leadsom. "Pour cette raison, j'ai conclu que nous devrions instaurer un moratoire sur la fracturation hydraulique en Angleterre avec effet immédiat", a-t-elle ajouté. Le gouvernement a expliqué qu'il ne donnerait pas son consentement à de nouveaux projets de fracturation hydraulique "à moins que de nouvelles preuves convaincantes ne soient fournies". Le procédé de fracturation hydraulique consiste à créer des fissures souterraines et y infiltrer un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques pour permettre l'extraction de gaz ou pétrole capturé dans la roche. La technique est controversée en raison de son impact environnemental et a provoqué une forte contestation de la part des populations concernées et des militants écologistes. L'association Greenpeace s'est réjouie de l'annonce du gouvernement, tombée au début de la campagne pour les élection législatives du 12 décembre, saluant "le très grand mérite des militants de terrain partout dans le pays". (Belga)