"On est chez nous", "Ici c'est Choisy", ont chanté en sautant des manifestants arrivés devant les grilles de l'usine fermée, après avoir parcouru 2 km depuis le centre de cette commune du Val-de-Marne de 46.000 habitants. Le cortège a rassemblé environ un millier de personnes, selon des sources syndicales. En présentant la semaine dernière un plan de 2 milliards d'euros d'économies à réaliser sur trois ans, le président de Renault, Jean-Dominique Senard, avait annoncé que l'usine de Choisy-le-Roi serait le seul des 14 sites industriels du groupe en France à fermer, à l'horizon 2022. Durement touché par la crise, le constructeur, qui prévoit 15.000 suppressions d'emplois dont 4.600 en France, va bénéficier d'un prêt garanti par l'Etat de 5 milliards d'euros, validé mardi dernier par le gouvernement. "Cet argent doit servir pour maintenir l'emploi et le développer", a tonné samedi en début de cortège le secrétaire général de la Confédération générale du Travail (CGT), Philippe Martinez, lui-même salarié de Renault. Ce dernier était déjà venu apporter son soutien au personnel de Choisy mercredi lors d'une manifestation spontanée. L'activité de cette usine inaugurée en 1949, qui emploie quelque 260 salariés à la rénovation et au reconditionnement de moteurs et boîtes de vitesses, doit être transférée dans celle de Flins (Yvelines), à environ 60 km. "On déménagera pas!", ont scandé des salariés encartés à Force ouvrière, premier syndicat de l'usine. "Ils veulent nous déménager comme des pions. Mais ça marche pas comme ça. Ils ne voient pas le désastre chez les familles", a expliqué Samir Slim, représentant FO. Prenant la parole avant que le cortège ne s'élance, le maire PCF (Parti communiste français) de Choisy, Didier Guillaume, a fustigé le "non-sens" qui consiste à fermer un site "hautement vertueux, qui travaille sur l'économie circulaire" et accueille des "jeunes en insertion". Il a jugé "inacceptable" que l'Etat, premier actionnaire (15,01%) de Renault, abandonne la seule usine du groupe "en petite couronne" parisienne, soulignant qu'on ne pouvait pas "d'un revers de manche annuler 70 ans de vie" industrielle. (Belga)

"On est chez nous", "Ici c'est Choisy", ont chanté en sautant des manifestants arrivés devant les grilles de l'usine fermée, après avoir parcouru 2 km depuis le centre de cette commune du Val-de-Marne de 46.000 habitants. Le cortège a rassemblé environ un millier de personnes, selon des sources syndicales. En présentant la semaine dernière un plan de 2 milliards d'euros d'économies à réaliser sur trois ans, le président de Renault, Jean-Dominique Senard, avait annoncé que l'usine de Choisy-le-Roi serait le seul des 14 sites industriels du groupe en France à fermer, à l'horizon 2022. Durement touché par la crise, le constructeur, qui prévoit 15.000 suppressions d'emplois dont 4.600 en France, va bénéficier d'un prêt garanti par l'Etat de 5 milliards d'euros, validé mardi dernier par le gouvernement. "Cet argent doit servir pour maintenir l'emploi et le développer", a tonné samedi en début de cortège le secrétaire général de la Confédération générale du Travail (CGT), Philippe Martinez, lui-même salarié de Renault. Ce dernier était déjà venu apporter son soutien au personnel de Choisy mercredi lors d'une manifestation spontanée. L'activité de cette usine inaugurée en 1949, qui emploie quelque 260 salariés à la rénovation et au reconditionnement de moteurs et boîtes de vitesses, doit être transférée dans celle de Flins (Yvelines), à environ 60 km. "On déménagera pas!", ont scandé des salariés encartés à Force ouvrière, premier syndicat de l'usine. "Ils veulent nous déménager comme des pions. Mais ça marche pas comme ça. Ils ne voient pas le désastre chez les familles", a expliqué Samir Slim, représentant FO. Prenant la parole avant que le cortège ne s'élance, le maire PCF (Parti communiste français) de Choisy, Didier Guillaume, a fustigé le "non-sens" qui consiste à fermer un site "hautement vertueux, qui travaille sur l'économie circulaire" et accueille des "jeunes en insertion". Il a jugé "inacceptable" que l'Etat, premier actionnaire (15,01%) de Renault, abandonne la seule usine du groupe "en petite couronne" parisienne, soulignant qu'on ne pouvait pas "d'un revers de manche annuler 70 ans de vie" industrielle. (Belga)