Le changement climatique aura été sur toutes les lèvres au Forum économique mondial de Davos, dont le rapport sur les Risques mondiaux a pour la première fois été dominé par l'environnement. Avec son "tracker" et son baromètre 2020, la Coalition veut répondre aux besoins de réforme économique de la part des banques centrales, des assureurs et des entreprises face aux risques posés par le changement climatique et la perte de biodiversité. "Une transition vers une économie verte et bas carbone n'est pas une niche ou quelque chose qu'il serait bon d'avoir. C'est crucial pour notre survie. Il n'y a pas d'alternative", lance Frank Elderson, directeur exécutif de la Banque des Pays-Bas et président du réseau pour un système financier vert (Network for Greening the Financial System), cité dans un communiqué. Le tracker est disponible en ligne et repose sur des évaluations d'experts à partir de 20 critères dans cinq domaines clés - "mesurer et gouverner", "réforme des systèmes financiers", "secteurs économiques verdissants", "s'attaquer aux inégalités" et "valorisation de la nature". Il évalue les ambitions de 20 pays, à revenus élevés, moyens ou bas. La GEC compte le mettre à jour régulièrement et y ajouter d'autres pays, jusqu'à couvrir le monde entier. L'outil révèle notamment qu'aucun pays ne poursuit encore un programme de réforme économique vert approfondi et consistant. Certains meneurs émergent néanmoins. La Suède et la France sortent du lot avec leurs plans d'économie verte et d'autres politiques progressives, comme un plan global de finance verte. L'outil de mesure tire aussi la sonnette d'alarme pour les pays en queue de peloton comme le Brésil, le Pérou, le Botswana ou le Sénégal, où la biodiversité, si cruciale, n'est pas assez protégée. La GEC relève en outre que peu de gouvernements ont déjà pris des actions pour réformer leurs systèmes de protection sociale afin d'atténuer l'impact de la réforme de l'économie sur des millions de travailleurs dont l'emploi est sous la pression de l'automatisation et de la décarbonisation. Le tracker et le baromètre s'appuient sur un cadre élaboré en juillet 2019 par les principales organisations du travail, de l'économie et les institutions environnementales, comme l'OCDE ou la GEC. La GEC est une alliance de plus de 50 organisations sur six continents qui rassemble des institutions gouvernementales, des entreprises, des syndicats et des ONG. (Belga)

Le changement climatique aura été sur toutes les lèvres au Forum économique mondial de Davos, dont le rapport sur les Risques mondiaux a pour la première fois été dominé par l'environnement. Avec son "tracker" et son baromètre 2020, la Coalition veut répondre aux besoins de réforme économique de la part des banques centrales, des assureurs et des entreprises face aux risques posés par le changement climatique et la perte de biodiversité. "Une transition vers une économie verte et bas carbone n'est pas une niche ou quelque chose qu'il serait bon d'avoir. C'est crucial pour notre survie. Il n'y a pas d'alternative", lance Frank Elderson, directeur exécutif de la Banque des Pays-Bas et président du réseau pour un système financier vert (Network for Greening the Financial System), cité dans un communiqué. Le tracker est disponible en ligne et repose sur des évaluations d'experts à partir de 20 critères dans cinq domaines clés - "mesurer et gouverner", "réforme des systèmes financiers", "secteurs économiques verdissants", "s'attaquer aux inégalités" et "valorisation de la nature". Il évalue les ambitions de 20 pays, à revenus élevés, moyens ou bas. La GEC compte le mettre à jour régulièrement et y ajouter d'autres pays, jusqu'à couvrir le monde entier. L'outil révèle notamment qu'aucun pays ne poursuit encore un programme de réforme économique vert approfondi et consistant. Certains meneurs émergent néanmoins. La Suède et la France sortent du lot avec leurs plans d'économie verte et d'autres politiques progressives, comme un plan global de finance verte. L'outil de mesure tire aussi la sonnette d'alarme pour les pays en queue de peloton comme le Brésil, le Pérou, le Botswana ou le Sénégal, où la biodiversité, si cruciale, n'est pas assez protégée. La GEC relève en outre que peu de gouvernements ont déjà pris des actions pour réformer leurs systèmes de protection sociale afin d'atténuer l'impact de la réforme de l'économie sur des millions de travailleurs dont l'emploi est sous la pression de l'automatisation et de la décarbonisation. Le tracker et le baromètre s'appuient sur un cadre élaboré en juillet 2019 par les principales organisations du travail, de l'économie et les institutions environnementales, comme l'OCDE ou la GEC. La GEC est une alliance de plus de 50 organisations sur six continents qui rassemble des institutions gouvernementales, des entreprises, des syndicats et des ONG. (Belga)