"Tout est possible, mais si le groupe devait arrêter la production, la décision susciterait un grand mécontentement parmi le personnel", a pour sa part affirmé Antonio Zonca, permanent FGTB. Dans l'organisation du groupe, Caterpillar Belgium agit comme prestataire de services pour Caterpillar SARL. Formellement, cette filiale de droit de suisse passe donc commande d'engins mécaniques à l'usine carolo. Si le groupe devait décider de suspendre définitivement les commandes à l'usine carolo, la production s'en trouverait automatiquement arrêtée alors qu'elle est censée se poursuivre au moins jusqu'à début avril. Une perspective qui aurait des conséquences pour une partie ou la totalité du personnel, qui serait mis en chômage économique ou percevrait des indemnités de grève. "L'idéal serait une poursuite de la production, c'est la solution qui minimise les conséquences financières pour le personnel", souligne Emmanuel Chemello. Selon ce dernier, un arrêt de la production pourrait également modifier le rythme des négociations en cours. S'ils condamnent les débordements de lundi matin, les syndicats les situent dans le contexte de vive inquiétude au sein duquel évolue le personnel depuis plusieurs mois. "Ces violences sont d'autant plus regrettables qu'elles vont légitimer désormais une attitude plus dure de la direction", déplore Emmanuel Chemello. (Belga)

"Tout est possible, mais si le groupe devait arrêter la production, la décision susciterait un grand mécontentement parmi le personnel", a pour sa part affirmé Antonio Zonca, permanent FGTB. Dans l'organisation du groupe, Caterpillar Belgium agit comme prestataire de services pour Caterpillar SARL. Formellement, cette filiale de droit de suisse passe donc commande d'engins mécaniques à l'usine carolo. Si le groupe devait décider de suspendre définitivement les commandes à l'usine carolo, la production s'en trouverait automatiquement arrêtée alors qu'elle est censée se poursuivre au moins jusqu'à début avril. Une perspective qui aurait des conséquences pour une partie ou la totalité du personnel, qui serait mis en chômage économique ou percevrait des indemnités de grève. "L'idéal serait une poursuite de la production, c'est la solution qui minimise les conséquences financières pour le personnel", souligne Emmanuel Chemello. Selon ce dernier, un arrêt de la production pourrait également modifier le rythme des négociations en cours. S'ils condamnent les débordements de lundi matin, les syndicats les situent dans le contexte de vive inquiétude au sein duquel évolue le personnel depuis plusieurs mois. "Ces violences sont d'autant plus regrettables qu'elles vont légitimer désormais une attitude plus dure de la direction", déplore Emmanuel Chemello. (Belga)