A partir de 2001, l'implantation carolo du groupe américain se spécialise en effet dans la production de grandes excavatrices et de chargeuses sur pneus tandis que les productions de certains composants et de petits modèles sont respectivement délocalisées vers le Royaume-Uni et le site français de Grenoble. En 2007, une partie de la mécano-soudure est transférée vers la Pologne et la Russie alors que la production des pelles hydrauliques de moins de 90 tonnes est attribuée au Japon. "Si ces différentes restructurations ont peu de conséquences sur l'emploi, la spécialisation qu'elles impliquent rend Caterpillar Gosselies dépendant du succès d'un nombre plus restreint de produits" tout en privant l'usine belge d'un accès aux marchés africain et du Moyen-Orient en raison de normes environnementales contraignantes, rappelle le Crisp en 2014. A l'époque, la direction du groupe se veut pourtant rassurante et se montre optimiste quant à la reconduction du contrat de service entre le site de Gosselies et le département financier de la firme situé à Genève à l'horizon 2015-2020, "arguant que le plan de restructuration permet précisément d'atteindre l'objectif d'une baisse des coûts du site à concurrence de 17%", selon le Crisp. Les représentants des travailleurs, eux, regrettent de ne pas avoir obtenu de garanties formelles sur la pérennisation de l'activité à Gosselies, seul l'engagement d'une "continuité de la politique salariale" étant inscrit dans les accords collectifs. On sait désormais que cet engagement était insuffisant... (Belga)