Actuellement, l'acheteur d'un vol sec a très peu de chances d'être remboursé si la compagnie aérienne fait faillite, qu'il ait acheté personnellement son billet ou via une agence de voyages. En revanche, lorsqu'un forfait incluant en plus du vol la location d'une voiture ou l'hébergement a été acheté auprès d'un voyagiste, celui-ci est responsable. Avant le vol, il doit alors rembourser son client ou proposer une solution alternative. Au cours du voyage, il doit réacheminer à ses frais le voyageur. Le Centre européen des consommateurs (CEC) France et la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT) annoncent lundi qu'elles vont contacter chaque parlementaire européen pour les inciter à rendre obligatoire auprès des compagnies aériennes la souscription d'une assurance, sur le modèle de celle dont doivent s'acquitter depuis 2018 les agences de voyages, ou l'abondement à un fonds de garantie comme au Danemark. En octobre 2018, les clients de la compagnie danoise Primera Air en faillite avaient ainsi pu obtenir un remboursement de 134,11 euros par siège. "On laisserait le soin à chaque pays de choisir son système, mais il faudrait en fait que cela soit obligatoire. Les voyagistes ne se sont pas rebellés quand c'est entré en vigueur", indique-t-on au CEC. La cessation de l'activité d'Aigle Azur vendredi soir a mis en difficulté 19.000 passagers, dont 13.000 n'ont toujours pas trouvé de solutions. Près de 40.000 billets pour lesquels le remboursement n'est pas prévu avaient également déjà été vendus pour les mois à venir. (Belga)