La musique enregistrée a rapporté quelque 17,3 milliards de dollars l'an dernier. Les ventes de musique numérique, jusqu'ici à peu près équivalente aux ventes physiques au niveau mondial ont représenté 54% de ce total, a indiqué l'Ifpi dans son rapport annuel. C'est la troisième année consécutive de croissance, et la progression la plus forte depuis que l'Ifpi a commencé à publier des chiffres mondiaux en 1997.

L'industrie musicale n'a cependant pas encore retrouvé ses niveaux d'avant l'arrivée d'internet et du piratage de la musique qui a vu ses ventes s'éroder à partir des années 1990, a souligné Frances Moore, qui préside l'Ifpi, lors d'une conférence de presse téléphonique.

La reprise actuelle est due presque entièrement à la progression des services de streaming incarnés par Spotify, récemment introduit en Bourse, Deezer ou Apple Music. Quelque 176 millions de personnes dans le monde ont payé pour des abonnements à de tels services en 2017, dont 64 millions de nouveaux abonnés, avec encore une forte marge de progression au niveau mondial.

Les ventes physiques ont elles continué à baisser, avec pour exception notable les disques vinyle qui, même s'ils restent l'apanage d'une frange d'audiophiles, ont connu une croissance de 22,3%.