"La loi Pacte qui vient d'être adoptée par le Parlement et qui sera prochainement promulguée donne une plus grande flexibilité à l'État, qui peut désormais gérer sa participation comme il le souhaite", a rappelé M. Clamadieu lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires.

L'Etat français possède aujourd'hui 24% du capital et 34% des droits de vote de l'entreprise.

"Je dois dire qu'à ce jour, je n'entrevois aucun signe disant que l'État va se précipiter pour réduire sa participation", a ajouté Jean-Pierre Clamadieu. "Je pense que l'objectif est bien celui-ci, mais il le fera de manière à ne pas peser, ni sur la stratégie de l'entreprise, ni bien sûr sur la valeur du patrimoine commun de cette entreprise pour l'ensemble de ses actionnaires", a-t-il poursuivi.

Président d'Engie depuis un an, il s'est par ailleurs une nouvelle fois dit par principe "favorable à la gouvernance dissociée" des entreprises, avec un directeur général et un président du conseil d'administration.

Ce modèle "fonctionne très bien au sein d'Engie". "Nous avons su avec Isabelle (Kocher, la directrice générale) établir des relations et modes de travail qui nous permettent de fonctionner de manière très efficace", a-t-il assuré.

L'arrivée de M. Clamadieu l'an dernier avait été précédée par un feuilleton de plusieurs mois mêlant suspense et tensions. Mme Kocher espérait pouvoir récupérer également le siège de président pour devenir PDG du groupe.