Les syndicats s'attendaient à des économies à réaliser, puisque le gouvernement fédéral demande un effort de trois milliards d'euros à la SNCB et au gestionnaire du réseau Infrabel. La CSC Transcom et la CGSP Cheminots déplorent néanmoins que les mesures envisagées visent uniquement les travailleurs.

La réduction de 4.000 équivalents temps plein (par rapport à environ 14.000 en 2014) se réaliserait sans licenciement sec, via le non remplacement de travailleurs pensionnés et des départs volontaires, selon Infrabel. En parallèle, l'entreprise publique souhaite augmenter la productivité des travailleurs de plus de 4% par an.

"Il y a déjà une pénurie de techniciens et d'ingénieurs actuellement, une situation qui va s'étendre à d'autres catégories de travailleurs", met en garde Michel Abdissi, président de la CGSP Cheminots. "Demain, comment va-t-on faire rouler les trains?"

"Nous sommes convaincus que des économies peuvent se faire ailleurs. Il serait intéressant de réaliser un audit sur les filiales et les sous-traitants et de voir s'il ne serait pas avantageux de réintégrer certaines activités au sein d'Infrabel", propose Marianne Lerouge. Elle pointe notamment des problèmes de surfacturation et souligne que de nombreux collaborateurs voient leurs compétences sous-exploitées.

La CSC Transcom et la CGSP Cheminots suggèrent aussi d'évaluer les coûts de la consultance.

"Infrabel se justifie en disant qu'il n'y aura pas de licenciement sec, mais ceux qui trinquent, ce sont les travailleurs restants. Ils doivent fournir les mêmes résultats avec moins de personnel. Un autre danger est une fuite des savoirs, puisque les collaborateurs quittent l'entreprise avec leurs connaissances", affirme Mme Lerouge.

Les syndicats craignent que ces mesures d'économie visent à "détricoter" le rail. "On pourra ensuite démontrer que les capacités ne sont plus là et confier davantage de missions au privé", affirme M. Abdissi.

Jusqu'ici, les travailleurs et les syndicats n'ont pas été informés officiellement. Ils attendent la présentation d'un "plan d'entreprise" prochainement. Un comité de pilotage est prévu le 24 janvier lors duquel les organisations syndicales poseront des questions sur l'emploi.

Les syndicats s'attendaient à des économies à réaliser, puisque le gouvernement fédéral demande un effort de trois milliards d'euros à la SNCB et au gestionnaire du réseau Infrabel. La CSC Transcom et la CGSP Cheminots déplorent néanmoins que les mesures envisagées visent uniquement les travailleurs. La réduction de 4.000 équivalents temps plein (par rapport à environ 14.000 en 2014) se réaliserait sans licenciement sec, via le non remplacement de travailleurs pensionnés et des départs volontaires, selon Infrabel. En parallèle, l'entreprise publique souhaite augmenter la productivité des travailleurs de plus de 4% par an. "Il y a déjà une pénurie de techniciens et d'ingénieurs actuellement, une situation qui va s'étendre à d'autres catégories de travailleurs", met en garde Michel Abdissi, président de la CGSP Cheminots. "Demain, comment va-t-on faire rouler les trains?" "Nous sommes convaincus que des économies peuvent se faire ailleurs. Il serait intéressant de réaliser un audit sur les filiales et les sous-traitants et de voir s'il ne serait pas avantageux de réintégrer certaines activités au sein d'Infrabel", propose Marianne Lerouge. Elle pointe notamment des problèmes de surfacturation et souligne que de nombreux collaborateurs voient leurs compétences sous-exploitées. La CSC Transcom et la CGSP Cheminots suggèrent aussi d'évaluer les coûts de la consultance. "Infrabel se justifie en disant qu'il n'y aura pas de licenciement sec, mais ceux qui trinquent, ce sont les travailleurs restants. Ils doivent fournir les mêmes résultats avec moins de personnel. Un autre danger est une fuite des savoirs, puisque les collaborateurs quittent l'entreprise avec leurs connaissances", affirme Mme Lerouge. Les syndicats craignent que ces mesures d'économie visent à "détricoter" le rail. "On pourra ensuite démontrer que les capacités ne sont plus là et confier davantage de missions au privé", affirme M. Abdissi. Jusqu'ici, les travailleurs et les syndicats n'ont pas été informés officiellement. Ils attendent la présentation d'un "plan d'entreprise" prochainement. Un comité de pilotage est prévu le 24 janvier lors duquel les organisations syndicales poseront des questions sur l'emploi.