Le contrat, signé récemment avec la société publique indienne EESL, représente une valeur de 66,5 millions d'euros, dont 50 millions pour le déploiement des compteurs dans les États d'Andhra Pradesh (sud-est de l'Inde) et de Bihar (est du pays). Le projet, mené en consortium avec Accenture, concerne plus précisément la conception, l'installation et l'intégration au réseau de ces compteurs électriques, avec lesquels il est notamment possible de communiquer à distance, par le biais de la téléphonie mobile. Ils permettront de réduire les pertes sur le réseau électrique, de déplacer les consommations vers les heures creuses et de faciliter l'intégration des énergies renouvelables. L'installation à grande échelle de compteurs intelligents s'inscrit dans une volonté plus large du gouvernement central indien de promouvoir les villes de demain. "Le gouvernement a un programme fort de développement de 100 smart cities. Une des briques de cet ensemble, ce sont les 'smart grids' (les réseaux électriques intelligents, NDLR) et une brique essentielle des 'smarts grids', ce sont les 'smart meters', les compteurs intelligents", a expliqué à l'agence Belga Marie-Line Bassette, directrice d'EDF International Networks. En Belgique, la question du déploiement de compteurs électriques intelligents se pose également, en vertu d'une directive européenne qui remonte à 2009 et prévoit que 80% des compteurs devront être communicants d'ici à 2020. Les Régions sont compétentes en la matière et avancent chacune à leur rythme. En Wallonie, 80% des gros consommateurs et des citoyens producteurs d'énergie devront en être équipés d'ici fin 2029. (Belga)