En Belgique, l'écart salarial mensuel brut dans le secteur privé est estimé à 20%, ce qui signifie que les femmes doivent travailler plus de deux mois de plus que les hommes pour avoir la même rémunération annuelle. Cette année, pour l'"Equal Pay Day", il a été décidé de mettre l'accent sur la question des pensions de retraite, pour lesquelles l'écart salarial atteint, lui, 25%. "Et si l'on tient compte de l'écart existant au niveau du deuxième pilier des pensions (les pensions complémentaires ou extra-légales, NDLR), cela devient un fossé de 47%", souligne la président de zij-kant, Inga Verhaert. Selon les chiffres officiels des pensions d'employés en 2014, la pension légale d'un homme s'élevait en moyenne à 1.181 euros par mois, pour à peine 882 euros en moyenne pour une femme. Le mouvement féministe et le syndicat socialiste attirent en outre l'attention sur le fait que plus de 45% des femmes employées travaillaient à temps partiel en 2016, contre seulement 11% des hommes. "Cela se traduit naturellement par une pension plus basse. Il faut se demander si le fait de travailler à temps partiel est un libre choix", poursuit Inga Verhaert. Et, effectivement, une enquête a montré qu'à peine neuf pour-cent des femmes travaillant à temps partiel ne souhaitent pas un travail à temps plein. Organisé pour la première fois en 2005, l'Equal Pay Day en est à sa 14e édition. Le but de cet campagne est d'éveiller la conscience du public et des responsables politiques autour de l'écart salarial entre les femmes et les hommes. (Belga)