Promethera va maintenant lancer des essais cliniques de plus grande envergure afin de mesurer l'efficacité de l'HepaStem pour " rétablir une meilleure fonction du foie et réduire potentiellement la mortalité et les besoins en transplantation ", explique le fondateur et directeur scientifique de Promethera, le professeur Etienne Sokal (UCL...

Promethera va maintenant lancer des essais cliniques de plus grande envergure afin de mesurer l'efficacité de l'HepaStem pour " rétablir une meilleure fonction du foie et réduire potentiellement la mortalité et les besoins en transplantation ", explique le fondateur et directeur scientifique de Promethera, le professeur Etienne Sokal (UCLouvain). " HepaStem a un important potentiel thérapeutique, c'est l'une des premières alternatives à la transplantation d'organe pour une population de patients de plus en plus nombreuse ", précise-t-il. Depuis sa création en 2009, Promethera a déjà levé 90 millions d'euros. Un nouveau tour de table est en voie de conclusion avec des investisseurs asiatiques pour mener l'étude clinique décisive. Si les résultats sont probants, la phase III pourrait être allégée, voire supprimée, car l'HepaStem s'attaque à des pathologies pour lesquelles il n'existe pas encore de traitement. Ce produit se compose de cellules souches hépatiques dérivées de tissus hépatiques humains sains. Ces cellules souches migrent via la circulation sanguine pour atteindre le foie, où elles exercent leurs effets anti-inflammatoires et anti-fibrotiques afin d'aider à sa régénération. Promethera quittera prochainement son site historique de Mont-Saint-Guibert pour s'installer sur le Biopark de Gosselies. L'entreprise emploie une centaine de personnes, dont 80 en Belgique. Elle ne néglige pas les possibilités de croissance externe, après avoir racheté son concurrent allemand Cytonet en 2016 et la biotech suisse Baliopharm, active aussi dans les traitements anti-hépatiques, l'an dernier.