Ces piquets ne constituaient pas pour autant des barrages. Les collègues qui souhaitaient travailler pouvaient accéder aux bâtiments par d'autres entrées. La délégation syndicale était particulièrement nombreuse chez Proximus. L'action s'y déroulait au son de "The final countdown", le tube de Europe. Les syndicats critiquaient le virage numérique brusquement amorcé par l'entreprise de télécommunications. Celle-ci prévoit dans ce cadre de licencier quelque 1.900 travailleurs pour en engager 1.250. Les syndicats avaient disposé des piquets également aux abords d'autres grandes entreprises de la capitale, comme Audi Brussels à Forest, Viangro à Anderlecht, et devant des bâtiments de la Stib et de la SNCB. "Toute personne qui est à Bruxelles aujourd'hui constate que la ville n'est pas tout à fait à l'arrêt, mais que c'est plutôt calme", commente Estelle Ceulemans, secrétaire générale ABVV-Brussel (FGTB-Bruxelles). "Tout le monde est concerné, également les gens en Wallonie et en Flandre. Il est temps que ceux qui ont fait la sourde oreille ces dernières années entendent enfin la voix des travailleurs." (Belga)