C'est surtout le transport aérien cargo vers et depuis Liege Airport qui devrait en pâtir durant quelques heures, précise-t-il. Durant la journée, quelques contrôleurs aériens en "stand-by" manifestaient encore leur mécontentement vis-à-vis de la direction en se croisant les bras, ce qui pouvait poser problème en cas d'équipe opérationnelle incomplète. Mais durant la nuit, il n'y aura carrément "pas assez de personnel pour assurer tous les services" depuis le centre de contrôle CANAC de Steenokkerzeel. Depuis ce centre CANAC, les contrôleurs aériens gèrent et veillent à la sécurité du trafic aérien en survol et en approche jusqu'à une certaine altitude (7.500 mètres). L'espace aérien belgo-luxembourgeois surveillé depuis ce centre est divisé en portions, et vu le manque de personnel, l'une d'entre elles, le "secteur est", sera simplement fermée d'1h30 à 4h00, indique Dominique Dehaene. Ce qui n'autorisera concrètement aucune arrivée vers le tarmac de Liege Airport, qui sera le principal aéroport impacté vu l'importance du cargo dans son activité. Du point de vue de la concertation entre direction et syndicats, la première a invité les seconds mercredi à une nouvelle réunion qui doit avoir lieu jeudi à 14h00, alors que selon le planning initial, les acteurs ne devaient se retrouver que lundi autour de la table. Pas moins d'une vingtaine de griefs, pour la plupart assez anciens, sont listés par le syndicat chrétien dans son préavis de grève, qui couvre les actions jusqu'au 23 mars. (Belga)