Des camions sur lesquels étaient affichés des slogans dénonçant un "gouvernement incompétent (qui) détruit l'industrie des fruits de mer" ou encore le "carnage du Brexit" ont tourné autour du parlement de Westminster. "Nous avons toujours su qu'il y aurait des problèmes mais (...) nous n'avons jamais prévu la situation actuelle", a déclaré à l'AFP Allan Miller, directeur général de la compagnie écossaise d'exportation de fruits de mer AM Shellfish. Il décrit des "montagnes de paperasse" allant "des déclarations douanières aux certificats sanitaires". Outre les "coûts astronomiques", il s'affole des conséquences pour les coquillages et crustacés, des produits frais dont l'expédition est parfois retardée de plusieurs heures le temps d'effectuer les démarches nécessaires. "Le moindre changement peut faire toute la différence sur un trajet hebdomadaire avec des crustacés vivants", souligne-t-il. Lors du référendum sur le Brexit, en 2016, les pêcheurs ont été nombreux à voter pour un départ de l'Union européenne, qu'ils pensaient être à leur avantage en leur redonnant plein contrôle des eaux britanniques. Mais l'accord finalement signé avec Bruxelles laisse aux pêcheurs européens une grande partie de leurs droits pour au moins plusieurs années, à la grande déception des Britanniques. Les ralentissements à la frontière se sont ajoutés à leur mécontentement. (Belga)

Des camions sur lesquels étaient affichés des slogans dénonçant un "gouvernement incompétent (qui) détruit l'industrie des fruits de mer" ou encore le "carnage du Brexit" ont tourné autour du parlement de Westminster. "Nous avons toujours su qu'il y aurait des problèmes mais (...) nous n'avons jamais prévu la situation actuelle", a déclaré à l'AFP Allan Miller, directeur général de la compagnie écossaise d'exportation de fruits de mer AM Shellfish. Il décrit des "montagnes de paperasse" allant "des déclarations douanières aux certificats sanitaires". Outre les "coûts astronomiques", il s'affole des conséquences pour les coquillages et crustacés, des produits frais dont l'expédition est parfois retardée de plusieurs heures le temps d'effectuer les démarches nécessaires. "Le moindre changement peut faire toute la différence sur un trajet hebdomadaire avec des crustacés vivants", souligne-t-il. Lors du référendum sur le Brexit, en 2016, les pêcheurs ont été nombreux à voter pour un départ de l'Union européenne, qu'ils pensaient être à leur avantage en leur redonnant plein contrôle des eaux britanniques. Mais l'accord finalement signé avec Bruxelles laisse aux pêcheurs européens une grande partie de leurs droits pour au moins plusieurs années, à la grande déception des Britanniques. Les ralentissements à la frontière se sont ajoutés à leur mécontentement. (Belga)