Le 9 mars dernier, le projet pilote de gestion mutualisée des déchets dans le quartier Stalingrad-Lemonnier a été instauré par la Ville de Bruxelles, l'association des commerçants STALEM et Groupe One. Depuis presque trois mois, l'optimalisation des ressources s'est mise en place auprès de 2 commerces alimentaires volontaires ainsi que l'association Anneessens 25 (association sportive ayant pour finalité la lutte contre l'exclusion sociale par le biais du sport). La récupération des déchets se fait à vélo et le tri est optimalisé. Le projet sera élargi au fur et à mesure du déconfinement à u...

Le 9 mars dernier, le projet pilote de gestion mutualisée des déchets dans le quartier Stalingrad-Lemonnier a été instauré par la Ville de Bruxelles, l'association des commerçants STALEM et Groupe One. Depuis presque trois mois, l'optimalisation des ressources s'est mise en place auprès de 2 commerces alimentaires volontaires ainsi que l'association Anneessens 25 (association sportive ayant pour finalité la lutte contre l'exclusion sociale par le biais du sport). La récupération des déchets se fait à vélo et le tri est optimalisé. Le projet sera élargi au fur et à mesure du déconfinement à une dizaine de commerçants volontaires.Selon Zoubida Jellab, échevine de la Propreté publique et du Zéro Déchet : "En mutualisant la gestion des déchets, nous souhaitons apporter des solutions concrètes aux commerçants du quartier Stalingrad-Lemonnier. Les déchets sont récupérés à vélo et regroupés dans un Centre Logistique Urbain mis à leur disposition. Cela permet de rendre le quartier plus propre, de désencombrer les rues des nombreux sacs-poubelle et de valoriser la grande majorité des ressources collectées. La nourriture encore consommable est redistribuée auprès de restaurants sociaux du quartier. C'est aussi la création d'une économie plus circulaire pour le quartier".Malgré le confinement et seulement trois structures participantes, ces trois mois de tests donnent des résultats encourageants. Grâce à ce projet, 359 sacs de 80L, 240 bacs de 30L de matière organique, 88m3 de papier carton, 676 cageots en bois ou en plastique ont déjà pu être valorisés. De plus, 32 caisses invendues de nourriture consommable ont aussi pu être redistribuées. Cela correspond tout de même à 1.302 sacs roses de 80L non déposés en rue.Du côté de l'association des commerçants, "nous avons négocié un contrat en conteneurs avec ABP, et nous nous engageons à convaincre les commerçants de rejoindre le projet mutualisations avec l'espoir d'éliminer les sacs poubelles des trottoirs. Les commerçants sont accompagnés d'un coach de Groupe One dans l'objectif d'optimiser le tri dans les commerces en utilisant différents contenants pratiques pour les commerces (bacs, seaux, sacs...). Les déchets deviennent ressources à la recherche d'une seconde vie via différentes filières de revalorisation. Notre devise : ''ici les déchets ont de la valeur. Ensemble pour un quartier propre.''" explique Nour Eddime Layachi, Président de l'association des commerçants STALEM.L'échevine Zoubida Jellab se réjouit de ce succès : "La phase pilote est une réussite. Elle est un premier pas pour proposer un service efficace à tous les commerçants du quartier. Une évaluation continue est réalisée tout au long du projet qui se veut évolutif. De nouvelles pistes de valorisations circulaires des ressources seront proposées comme la réutilisation ou la transformation des bidons d'huile et des cageots en plastique. Une fois ce projet pilote concluant, le service sera proposé à tous les commerces du quartier".