En théorie, il est déjà possible d'acheter dans les fermes qui pratiquent la vente directe des produits bios avec des éco-chèques et tous produits alimentaires avec des chèques-repas. Mais en réalité, à l'une ou l'autre exception près, les exploitations agricoles qui pratiquent la vente directe ne disposent pas des terminaux de paiement électronique nécessaires. "La Fwa travaille pour lever ces freins logistiques", explique Caroline Decoster, du service d'études du syndicat agricole wallon. "Nous lançons une campagne de recrutement d'agriculteurs intéressés de s'équiper". La Fwa compte ainsi négocier des conditions intéressantes pour les agriculteurs wallons qui souhaiteraient franchir le pas. L'objectif est que des terminaux soient installés dans des exploitations agricoles d'ici la fin de l'année. Il est vrai que le jeu peut en valoir la chandelle. "L'installation d'un terminal de paiement électronique entraîne en moyenne de 30 à 50% de chiffre d'affaires en plus", souligne Caroline Decoster. Plus de 70.000 entreprises en Belgique octroient des chèques-repas à leurs travailleurs et plus de 80.000 des éco-chèques. L'an dernier, la bagatelle de 2,6 milliards d'euros ont été émis sous forme de chèques-repas et 256 millions d'euros sous la forme d'éco-chèques. Convaincue que "la vente directe à la ferme répond pleinement aux objectifs écologiques des éco-chèques", la Fwa, en collaboration avec l'Agrofront (qui réunit également les organisations agricoles flamandes Boerenbond et l'ABS) veut étendre à terme -dès 2020 idéalement- la possibilité d'utiliser les éco-chèques à tous les produits proposés en vente directe à la ferme et pas seulement pour les produits bios. Un appel est lancé aux responsables politiques pour ?uvrer en ce sens, alors que d'aucuns souhaitent promouvoir les circuits courts dans une démarche de développement durable. (Belga)