PPG "a retiré sa proposition d'association avec AkzoNobel et ne lancera pas une offre publique d'achat" sur son concurrent néerlandais, a annoncé dans un communiqué le groupe américain, précisant en avoir "pris la décision définitive aujourd'hui"/jeudi. "Nous avons tenté une ultime approche en fin de semaine dernière dans une lettre" adressée aux dirigeants d'Akzonobel, qui "n'ont pas répondu", a indiqué le patron de PPG, Michael McGarry. Depuis mars, le groupe néerlandais a repoussé trois propositions de PPG, qui a pourtant relevé son offre initiale de 16%, allant jusqu'à valoriser le numéro un mondial de la peinture 26,9 milliards d'euros, dette incluse.

Favorables à ce rachat, plusieurs actionnaires minoritaires d'AkzoNobel, menés par le fonds activiste Elliott Advisors, avaient demandé en justice la tenue d'une assemblée générale extraordinaire afin d'évincer le président du conseil de surveillance, Antony Burgmans. Mais leur recours a été rejeté lundi, précipitant le renoncement de PPG. "Nous pensons fermement qu'une entreprise combinée créerait davantage d'opportunités et produirait plus de bénéfices", a ajouté M. McGarry, remerciant "les actionnaires aux Pays-Bas qui étaient ouverts" à l'offre de PPG. Du côté d'AkzoNobel, le directeur général Ton Büchner a pris acte dans un communiqué du retrait de l'offre de PPG, et "renouvelé l'engagement de maintenir un dialogue ouvert et constructif avec (les) actionnaires"