C'est la dernière suite de la crise du diesel. Le groupe Volkwagen a lancé un dispositif de primes pour encourager les propriétaires de modèles diesel anciens à acheter du neuf. Il ne concerne que l'Allemagne, mais le Financial Times a fait état d'un projet similaire pour la Grande-Bretagne. La Belgique pourrait suivre. " Je ne peux pas encore le confirmer, mais c'est une possibilité " avance Jean-Marc Ponteville, porte-parole de la marque Volkswagen chez l'importateur D'Ieteren. " Ce type de prime a déjà été développé dans le ...

C'est la dernière suite de la crise du diesel. Le groupe Volkwagen a lancé un dispositif de primes pour encourager les propriétaires de modèles diesel anciens à acheter du neuf. Il ne concerne que l'Allemagne, mais le Financial Times a fait état d'un projet similaire pour la Grande-Bretagne. La Belgique pourrait suivre. " Je ne peux pas encore le confirmer, mais c'est une possibilité " avance Jean-Marc Ponteville, porte-parole de la marque Volkswagen chez l'importateur D'Ieteren. " Ce type de prime a déjà été développé dans le secteur. " Daimler a suivi en lançant, selon l'agence Bloomberg, une prime de 2.000 euros à l'échelle de l'Europe pour l'achat de nouveaux diesels ou d'hybrides, de 1.000 euros pour acquérir une Smart électrique. Cela concerne les détenteurs de modèles diesel Euro 1 à Euro 4. BMW développe une approche similaire. Ces mesures font suite à l'accord intervenu en Allemagne pour améliorer l'image des voitures diesel. Début août, un sommet réunissant les trois grands constructeurs (VW, Daimler et BMW), sous l'égide d'Angela Merkel, avait débouché sur de nouvelles mesures de rappel de 5,3 millions d'automobiles au diesel afin de réduire leurs émissions toxiques d'oxyde d'azote. Certains logiciels des véhicules seront corrigés. Un autre volet de l'accord concernait des primes pour encourager la mise hors trafic des modèles les plus polluants. Cela ne concerne en principe que le marché allemand mais les constructeurs semblent être prêts à introduire ces primes sur d'autres marchés européens. Rien qu'en Allemagne, 1,3 million de personnes pourraient bénéficier de ces primes. Le parc allemand compte, au total, 6,4 millions de voitures correspondant aux catégories visées par les primes, des modèles antérieurs à 2010 (Euro 1 à Euro 4). Ces primes ne constituent en aucun cas une indemnité ni une reconnaissance quelconque d'une pollution excessive des anciens moteurs diesel. Elles visent simplement à rendre le parc plus propre, sans forcément renoncer au diesel. L'espoir, pour les constructeurs, est de vendre leurs nouveaux modèles conformes aux normes Euro 6 en vigueur actuellement, peu importe la motorisation. " Ces modèles représentent tout de même un niveau d'émission nettement plus bas que les anciens visés par ces primes ", souligne Jean-Marc Ponteville. En Allemagne, ces mesures sont aussi destinées à dissuader les villes de mettre en place des zones à basse émission ou de renforcer les limites existantes. La ville de Munich, où se situe le siège de BMW, avait menacé en juin d'interdire les voitures diesel, à l'exclusion de la dernière génération aux normes Euro 6, produite à partir de septembre 2015.