Beaucoup de services aimeraient arriver au million d'abonnés en Belgique. Hormis les télécoms ou l'électricité, c'est plutôt rare. Coyote y est parvenu à la mi juin. "C'est incroyable, je me demande où cela va s'arrêter" dit Vincent Hebert, general manager de Coyote Benelux. "Je pensais qu'on atteindrait au maximum 500.000 abonnés, mais ça continue." Le service est commercialisé moyennant un abonnement annuel ou mensuel (12 euros).
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Beaucoup de services aimeraient arriver au million d'abonnés en Belgique. Hormis les télécoms ou l'électricité, c'est plutôt rare. Coyote y est parvenu à la mi juin. "C'est incroyable, je me demande où cela va s'arrêter" dit Vincent Hebert, general manager de Coyote Benelux. "Je pensais qu'on atteindrait au maximum 500.000 abonnés, mais ça continue." Le service est commercialisé moyennant un abonnement annuel ou mensuel (12 euros).En service depuis 2009 en BelgiqueCoyote est un service français qui a débarqué en Belgique en 2009, en proposant des alertes radars sur un terminal mobile à installer sur le tableau de bord. Il a évolué en ajoutant à des infos sur les ralentissements et les incidents routiers (accidents, voiture en panne,...). Il existe aussi sous forme d'applications pour smartphone ou intégrées dans les systèmes d'infotainement de certaines marques de voitures (Renault, Volkswagen, Toyota notamment).Le service, disponible dans 8 pays, est basé en partie sur la participation de la communauté des utilisateurs, qui signalent radars et incidents. Les terminaux sont dotés d'une puce GPS et d'une carte SIM, et peuvent ainsi échanger les données. Coyote capte en passant les infos de positions des voitures, anonymisées, obtenant ainsi en temps réel une idée précise des encombrements, route par route. Plus il y a d'abonnés, plus ces infos sont précises. Ces données sont commercialisées pour alimenter d'autres services GPS en trafic infos. Encore de la marge en FlandresLa Belgique est le pays où la part de marché du système est la plus grande. Avec un million d'abonnés, elle représente 20% du marché (le parc de voitures est d'environ de 5 millions d'autos). Une proportion plus importante que celle obtenue par Coyote en France, où il dépasse légèrement les 10% du parc automobile, "avec 3,5 millions d'abonnées pour un parc d'environ 33 millions d'automobiles" dit Vincent Hebert. Il estime que Coyote est encore loin d'avoir saturé le marché belge : il est encore trop peu représenté en Flandres. La société, influencée par ses origines française, a d'abord moissonné le marché francophone, qui représente encore 55% des abonnés, alors que le parc auto est surtout développé dans le nord du pays. Le succès s'explique par une concurrence plus faible qu'en France et un appétit manifeste des automobilistes pour les informations fiables sur les routes, en particulier les emplacement de radars fixes et mobiles, signalés par les membres de la communauté Coyote à travers leur terminal. C'est manifestement l'élément clef qui attire la clientèle. La société Coyote a fait de grands efforts pour effacer l'image transgressive de ce type de service en ajoutant des services lié à la sécurité et à l'information routière. Elle a conclu des accords avec la police, avec la sécurité routière (IBSR), avec le gouvernement wallon. Un accord récent avec ce dernier a ajouté un service nouveau : les terminaux et applications Coyote signalent à leurs utilisateurs lorsqu'ils abordent une zone reconnue "accidentogène" par les autorités publiques.Coyote est toutefois de plus en plus concurrencé par l'application Waze, également communautaire, centrée sur les embarras de la circulation. Elle aide les automobilistes à éviter les embouteillages et ses utilisateurs signale accidents, véhicules en panne et radars. Gratuitement. Visiblement les service Coyote reste encore assez attractif pour attirer de nouveaux abonnés.