À cause des interdictions de voyager, presque toutes les compagnies aériennes ont décidé de laisser leurs avions sur le tarmac. Mais les frais fixes énormes de Skeyes continuent à courir. Pratiquement tous les contrôleurs aériens sont des fonctionnaires statutaires ne pouvant être placés en chômage temporaire. De plus, une partie importante du personnel reste nécessaire pour assurer le service, même si les avions en vol sont assez rares. Skeyes dépend presque uniquement des montants déboursés par les compagnies aériennes. Pour le seul exercice 2020, l'entreprise s'attend à une perte de revenus d'au moins 100 millions d'euros, indique son porte-parole Dominique Dehaene. "Selon un scénario établi par Eurocontrol, les coûts pour les compagnies aériennes pour les services qu'elles n'utiliseront pas cette année en Belgique montent à 100 millions d'euros. Mais nous sommes en réalité encore plus pessimistes." De nombreuses compagnies aériennes ont déjà fait savoir qu'elles ne paieraient pas. Pour tenir le coup, le contrôleur aérien compte sur le gouvernement fédéral et espère qu'il pourra préfinancer sa perte de revenus. "Nous sommes en contact pour examiner comment nous pouvons garantir à court terme le fonctionnement de Skeyes et quelles solutions peuvent être trouvées à plus long terme", confirme Jasper Pillen, porte-parole du ministre de la Mobilité François Bellot (MR), qui espère qu'une solution pourra être trouvée à l'échelle européenne. (Belga)

À cause des interdictions de voyager, presque toutes les compagnies aériennes ont décidé de laisser leurs avions sur le tarmac. Mais les frais fixes énormes de Skeyes continuent à courir. Pratiquement tous les contrôleurs aériens sont des fonctionnaires statutaires ne pouvant être placés en chômage temporaire. De plus, une partie importante du personnel reste nécessaire pour assurer le service, même si les avions en vol sont assez rares. Skeyes dépend presque uniquement des montants déboursés par les compagnies aériennes. Pour le seul exercice 2020, l'entreprise s'attend à une perte de revenus d'au moins 100 millions d'euros, indique son porte-parole Dominique Dehaene. "Selon un scénario établi par Eurocontrol, les coûts pour les compagnies aériennes pour les services qu'elles n'utiliseront pas cette année en Belgique montent à 100 millions d'euros. Mais nous sommes en réalité encore plus pessimistes." De nombreuses compagnies aériennes ont déjà fait savoir qu'elles ne paieraient pas. Pour tenir le coup, le contrôleur aérien compte sur le gouvernement fédéral et espère qu'il pourra préfinancer sa perte de revenus. "Nous sommes en contact pour examiner comment nous pouvons garantir à court terme le fonctionnement de Skeyes et quelles solutions peuvent être trouvées à plus long terme", confirme Jasper Pillen, porte-parole du ministre de la Mobilité François Bellot (MR), qui espère qu'une solution pourra être trouvée à l'échelle européenne. (Belga)