La différence entre le pourcentage d'employeurs qui prévoient d'embaucher et de ceux qui envisagent de licencier, ou prévision nette d'emploi, est de -5%, soit la première valeur négative depuis le lancement de l'enquête en Belgique en 2003. Onze pourcent des employeurs sondés prévoient de renforcer leurs effectifs d'ici fin septembre 2020, contre 16% qui se préparent à les réduire. Quelques 62% des employeurs n'envisagent aucun changement et 11% se montrent indécis. Par rapport au trimestre précédent, la baisse est de 18 points. La diminution s'élève à 12 points par rapport au 3e trimestre 2019. Selon le baromètre, 71% des 461 employeurs interrogés fin avril en Belgique ont dû partiellement ou totalement cesser leur activité en raison de la pandémie. L'activité a été réduite de moitié dans 40% des entreprises sondées. Elle a pu se poursuivre presque normalement pour une sur quatre. Les intentions de recrutement sont également au plus bas en Flandre (-7%) et à Bruxelles (-1%), alors qu'elles restent légèrement positives en Wallonie (+3%). En comparaison avec la même période l'an dernier et avec le trimestre précédent, les prévisions reculent dans les trois régions. Les perspectives d'emploi diminuent en particulier dans l'horeca (-14%), dans les services publics, de la santé, de l'éducation et des services collectifs (-11%) et dans le commerce de gros et de détail (-10%). Seuls les secteurs de la construction (+5%), de l'industrie manufacturière (+3%) et du transport et de la logistique (+1%) indiquent des prévisions légèrement positives. Selon l'enquête, les employeurs des petites entreprises se montrent les plus pessimistes, mais des pertes d'emploi sont attendues dans les entreprises de toutes tailles. Près de trois quart des employeurs (72%) s'attendent cependant à reprendre un rythme de recrutement équivalent à celui d'avant la crise sanitaire dans les 12 prochains mois. Les trois régions du pays montrent la même confiance. "A court terme, on aurait pu craindre des prévisions encore plus négatives et les résultats internationaux de notre enquête montrent que les employeurs belges se montrent moins pessimistes que la plupart de leurs homologues européens", explique Philippe Lacroix, managing director de ManpowerGroup BeLux. Dans 16 des 22 pays sondés en Europe, les prévisions sont plus pessimistes qu'en Belgique, précise-t-il. (Belga)

La différence entre le pourcentage d'employeurs qui prévoient d'embaucher et de ceux qui envisagent de licencier, ou prévision nette d'emploi, est de -5%, soit la première valeur négative depuis le lancement de l'enquête en Belgique en 2003. Onze pourcent des employeurs sondés prévoient de renforcer leurs effectifs d'ici fin septembre 2020, contre 16% qui se préparent à les réduire. Quelques 62% des employeurs n'envisagent aucun changement et 11% se montrent indécis. Par rapport au trimestre précédent, la baisse est de 18 points. La diminution s'élève à 12 points par rapport au 3e trimestre 2019. Selon le baromètre, 71% des 461 employeurs interrogés fin avril en Belgique ont dû partiellement ou totalement cesser leur activité en raison de la pandémie. L'activité a été réduite de moitié dans 40% des entreprises sondées. Elle a pu se poursuivre presque normalement pour une sur quatre. Les intentions de recrutement sont également au plus bas en Flandre (-7%) et à Bruxelles (-1%), alors qu'elles restent légèrement positives en Wallonie (+3%). En comparaison avec la même période l'an dernier et avec le trimestre précédent, les prévisions reculent dans les trois régions. Les perspectives d'emploi diminuent en particulier dans l'horeca (-14%), dans les services publics, de la santé, de l'éducation et des services collectifs (-11%) et dans le commerce de gros et de détail (-10%). Seuls les secteurs de la construction (+5%), de l'industrie manufacturière (+3%) et du transport et de la logistique (+1%) indiquent des prévisions légèrement positives. Selon l'enquête, les employeurs des petites entreprises se montrent les plus pessimistes, mais des pertes d'emploi sont attendues dans les entreprises de toutes tailles. Près de trois quart des employeurs (72%) s'attendent cependant à reprendre un rythme de recrutement équivalent à celui d'avant la crise sanitaire dans les 12 prochains mois. Les trois régions du pays montrent la même confiance. "A court terme, on aurait pu craindre des prévisions encore plus négatives et les résultats internationaux de notre enquête montrent que les employeurs belges se montrent moins pessimistes que la plupart de leurs homologues européens", explique Philippe Lacroix, managing director de ManpowerGroup BeLux. Dans 16 des 22 pays sondés en Europe, les prévisions sont plus pessimistes qu'en Belgique, précise-t-il. (Belga)