"L'alerte est sérieuse", a dit le ministre: jusqu'ici "le peuple a de l'argent en main", mais "d'ici à 30 jours il se pourrait que les choses commencent à manquer sur les étagères (des magasins), que la production soit désorganisée et qu'on entre dans un système non seulement d'effondrement de l'économie mais de désintégration sociale", a-t-il prévenu. Le ministre faisait référence à l'incidence des mesures de confinement en vigueur dans de nombreux Etats de l'immense pays afin de tenter d'endiguer la progression du virus. Le Brésil voit sa courbe de contamination du Covid-19 progresser à un rythme très inquiétant, et a dépassé jeudi soir les 135.000 cas, avec 9.146 décès. Ces chiffres sont en outre largement sous-estimés, selon la communauté scientifique. Dans de grandes villes comme Sao Paulo, Rio, Recife, ou Manaus en Amazonie, les unités de soins intensifs des hôpitaux sont déjà quasi saturées. Le président Jair Bolsonaro, qui se trouvait avec M. Guedes, a réitéré son opposition aux mesures de confinement imposées par une majorité de gouverneurs, soutenus par la Cour suprême, afin de sauver des vies. "Nous connaissons le problème du virus, et nous devons préserver des vies", a-t-il dit. "Mais il y a un problème qui nous préoccupe de plus en plus: (...) la question de l'emploi, de l'économie qui est à l'arrêt." "Le combat contre le virus ne peut pas faire plus de dégâts que le virus lui-même", a dit une nouvelle fois le président. Le chef de l'Etat a souvent minimisé la menace sanitaire, qualifiant même longtemps le coronavirus de "petite grippe". Le Brésil, dont l'économie ne s'était toujours pas remise de la récession historique de 2015 et 2016, risque une contraction de 5,3% de son PIB cette année, selon le FMI, en raison de la pandémie. (Belga)

"L'alerte est sérieuse", a dit le ministre: jusqu'ici "le peuple a de l'argent en main", mais "d'ici à 30 jours il se pourrait que les choses commencent à manquer sur les étagères (des magasins), que la production soit désorganisée et qu'on entre dans un système non seulement d'effondrement de l'économie mais de désintégration sociale", a-t-il prévenu. Le ministre faisait référence à l'incidence des mesures de confinement en vigueur dans de nombreux Etats de l'immense pays afin de tenter d'endiguer la progression du virus. Le Brésil voit sa courbe de contamination du Covid-19 progresser à un rythme très inquiétant, et a dépassé jeudi soir les 135.000 cas, avec 9.146 décès. Ces chiffres sont en outre largement sous-estimés, selon la communauté scientifique. Dans de grandes villes comme Sao Paulo, Rio, Recife, ou Manaus en Amazonie, les unités de soins intensifs des hôpitaux sont déjà quasi saturées. Le président Jair Bolsonaro, qui se trouvait avec M. Guedes, a réitéré son opposition aux mesures de confinement imposées par une majorité de gouverneurs, soutenus par la Cour suprême, afin de sauver des vies. "Nous connaissons le problème du virus, et nous devons préserver des vies", a-t-il dit. "Mais il y a un problème qui nous préoccupe de plus en plus: (...) la question de l'emploi, de l'économie qui est à l'arrêt." "Le combat contre le virus ne peut pas faire plus de dégâts que le virus lui-même", a dit une nouvelle fois le président. Le chef de l'Etat a souvent minimisé la menace sanitaire, qualifiant même longtemps le coronavirus de "petite grippe". Le Brésil, dont l'économie ne s'était toujours pas remise de la récession historique de 2015 et 2016, risque une contraction de 5,3% de son PIB cette année, selon le FMI, en raison de la pandémie. (Belga)