En mai, une grande partie des pilotes de la compagnie belge avaient arrêté le travail deux jours durant, occasionnant la suppression de 557 vols. Début août, syndicats et direction avaient finalement conclu un accord à propos de la pression du travail. Un délai avait alors également été fixé pour tomber d'accord sur les autres points de tension, soit les équipages saisonniers (qui travaillent davantage en été et moins en hiver) et le salaire.

Un terrain d'entente devait être trouvé d'ici ce vendredi 30 novembre. Contactée, la compagnie indique que les discussions sont toujours en cours et se déroulent dans un climat "constructif". "Nous avons besoin d'un peu plus de temps", confirme Filip Lemberechts, secrétaire permanent de la CGSLB. Les négociations sont difficiles et avancent très lentement, mais c'est normal. Nous avons encore plusieurs points à discuter sur les plans de carrière."

Le syndicaliste libéral se dit convaincu que les débats peuvent aboutir d'ici la fin de l'année. Il espère également que davantage de clarté sera bientôt faite sur la nouvelle structure de Brussels Airlines, liée à son intégration au sein du groupe Eurowings. "Nous aurons alors davantage confiance car, pour le moment, nous restons dans le vague sur plusieurs points."