Plus de 15 heures de discussions n'ont donc pas permis d'aboutir à un accord, mais plutôt à un PV de carence. Les débats de mercredi ont essentiellement porté sur un meilleur équilibre entre vies privée et professionnelle. Le management n'a, semble-t-il, fait que très peu de concessions lundi, lors du premier jour de grève, et ce mercredi. Sa dernière proposition était d'ailleurs "encore pire" que celle qui avait mené les pilotes à arrêter le travail cette semaine, selon les syndicats. Face à ce constat, les pilotes ont eux-mêmes décidé de repartir en grève à deux reprises au mois de juin si aucun accord n'était conclu d'ici là. Ils attendent d'ailleurs "un geste fort" de la part de la direction. Une position que soutiennent les syndicats chrétien et socialiste. Les libéraux de la CGSLB ne trouvent par contre pas que ce soit la solution au conflit social en cours mais ne s'opposeront pas à de telles actions. Selon les syndicats, la direction de Brussels Airlines a les mains liées financièrement et elle doit demander à Lufthansa, la maison-mère de la compagnie, d'agrandir l'enveloppe disponible. De son côté, le management se dit déçu, souhaite toujours arriver à un accord et compte d'ailleurs se remettre au travail avec les partenaires sociaux très rapidement. "Nous ne mettons pas les pilotes sous pression et n'acceptons pas de l'être non plus et de travailler sous la menace", a toutefois prévenu Etienne Davignon, le président du conseil d'administration de la compagnie. (Belga)