"Au cours des douze derniers mois, le prix du panier alimentaire de référence du PAM a augmenté en moyenne de 107% à travers la Syrie", a indiqué l'agence onusienne pour la lutte contre la faim dans le monde. "C'est 14 fois la moyenne d'avant le conflit et c'est la plus élevée jamais enregistrée", a indiqué à l'AFP Jessica Lawson, porte-parole du PAM. La guerre en Syrie a fait plus de 380.000 morts et poussé des millions de Syriens à l'exil depuis 2011. Elle a aussi dévasté l'économie du pays et provoqué une forte dévaluation de la monnaie nationale, ce qui a provoqué une hausse des prix. Selon le PAM, la hausse la plus notoire des prix des produits alimentaires a été enregistrée dans la province de Soueida (sud), suivie des provinces centrales de Hama et Homs -toutes contrôlées par le régime syrien- et de la capitale, où les prix ont augmenté de 124% en 12 mois. À Damas, le prix des tomates a ainsi doublé au cours du dernier mois, a constaté un journaliste de l'AFP. "Les principaux facteurs de l'augmentation des prix des produits alimentaires ces douze derniers mois sont la (pandémie de) Covid-19 et la crise financière au Liban" voisin, a affirmé Mme Lawson. Le gouvernement impute de son côté cette inflation aux sanctions occidentales. Mais pour certains analystes, celle-ci découle de la pénurie de dollars sur le marché syrien, causée par l'interdiction au Liban de retrait ou virement en billets verts. Or de nombreux commerçants syriens procédaient à des virements en dollars depuis le marché libanais pour payer les importations de produits étrangers. "En outre, la pandémie de Covid-19 a entraîné une panique et des achats importants fin mars 2020, de nombreux consommateurs craignant la fermeture des commerces", a ajouté Mme Lawson. Le prix du panier alimentaire de référence du PAM a ainsi augmenté de 20% entre mars et avril, en raison principalement de la pandémie, selon Mme Lawson. Cette hausse intervient également alors que la Syrie a débuté vendredi le mois de jeûne du ramadan, et sur fond d'épidémie de nouveau coronavirus. (Belga)

"Au cours des douze derniers mois, le prix du panier alimentaire de référence du PAM a augmenté en moyenne de 107% à travers la Syrie", a indiqué l'agence onusienne pour la lutte contre la faim dans le monde. "C'est 14 fois la moyenne d'avant le conflit et c'est la plus élevée jamais enregistrée", a indiqué à l'AFP Jessica Lawson, porte-parole du PAM. La guerre en Syrie a fait plus de 380.000 morts et poussé des millions de Syriens à l'exil depuis 2011. Elle a aussi dévasté l'économie du pays et provoqué une forte dévaluation de la monnaie nationale, ce qui a provoqué une hausse des prix. Selon le PAM, la hausse la plus notoire des prix des produits alimentaires a été enregistrée dans la province de Soueida (sud), suivie des provinces centrales de Hama et Homs -toutes contrôlées par le régime syrien- et de la capitale, où les prix ont augmenté de 124% en 12 mois. À Damas, le prix des tomates a ainsi doublé au cours du dernier mois, a constaté un journaliste de l'AFP. "Les principaux facteurs de l'augmentation des prix des produits alimentaires ces douze derniers mois sont la (pandémie de) Covid-19 et la crise financière au Liban" voisin, a affirmé Mme Lawson. Le gouvernement impute de son côté cette inflation aux sanctions occidentales. Mais pour certains analystes, celle-ci découle de la pénurie de dollars sur le marché syrien, causée par l'interdiction au Liban de retrait ou virement en billets verts. Or de nombreux commerçants syriens procédaient à des virements en dollars depuis le marché libanais pour payer les importations de produits étrangers. "En outre, la pandémie de Covid-19 a entraîné une panique et des achats importants fin mars 2020, de nombreux consommateurs craignant la fermeture des commerces", a ajouté Mme Lawson. Le prix du panier alimentaire de référence du PAM a ainsi augmenté de 20% entre mars et avril, en raison principalement de la pandémie, selon Mme Lawson. Cette hausse intervient également alors que la Syrie a débuté vendredi le mois de jeûne du ramadan, et sur fond d'épidémie de nouveau coronavirus. (Belga)