Il y a d'abord les changes, les taux et la couverture du groupe via les dérivés. Les pertes subies au niveau de ses " paris " pour couvrir ses dettes et ses risques de change ont en effet une nouvelle fois raboté le résultat final. Sur les trois premiers mois de l'année, celui-ci s'est ainsi soldé par un modeste bénéfice de 29,...

Il y a d'abord les changes, les taux et la couverture du groupe via les dérivés. Les pertes subies au niveau de ses " paris " pour couvrir ses dettes et ses risques de change ont en effet une nouvelle fois raboté le résultat final. Sur les trois premiers mois de l'année, celui-ci s'est ainsi soldé par un modeste bénéfice de 29,7 millions d'euros, contre 65,8 millions sur la même période un an plus tôt. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le groupe dirigé par John Porter (filiale de l'américain Liberty Global) connaît pareille déconvenue. En 2016, Telenet avait déjà dû acter un impact négatif sur ses instruments financiers de 59,3 millions d'euros au premier trimestre, enfonçant ainsi sur la période son résultat final dans le rouge avec une perte de 8,6 millions d'euros. A ces mauvais choix financiers s'ajoute aujourd'hui une tendance sectorielle. Depuis le début de l'année, les valeurs télécoms cotées à Bruxelles sont en effet à la traîne. Si Orange Belgium s'en sort plus ou moins (- 3%), Proximus boit la tasse avec un recul de 17 % tandis que Telenet, de son côté, signe la pire performance avec une glissade de 28 %. En fait, les perspectives de croissance apparaissent aujourd'hui limitées dans un marché hautement concurrentiel. Un marché sur lequel la filiale belge du groupe Orange s'affirme d'ailleurs de plus en plus comme concurrente directe de Telenet dans le mobile et le fixe. Sans oublier, bien sûr, les parts de marché que grignotent aussi les Netflix et compagnie dans la vidéo à la demande.